l'Amerique Latine à l'arrache !

Potosi et ses mines...VRAIES MINES ! - Samedi 16 Aout

Ouf ! Après 10 heures d’inconfort dans un bus rempli, nous arrivons enfin à destination : Potosi. Encore une magnifique petite ville au style colonial. Cette ville est également classée au patrimoine mondial par l’Unesco. Il est 6 heures 30, les rues sont vides mais le froid est bien présent. Nous sommes à 4100 m d’altitude. C’est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde ! Malgré un temps glacial, nous apprécions ses petites ruelles pavées et sa place centrale entourée de magnifiques bâtisses datant du 17 ème siècle. Ah ! Un bar d’ouvert ouf ! On va pouvoir se réchauffer. Un bon café chaud par ce temps, comme c’est agréable ! A Potosi, ce qu’il ne faut surtout pas manquer, ce sont les mines d’étain et de fer. Elle sont encore en activité et l’on peut entrer pour rencontrer les mineurs dans ses souterrains. En prenant le petit déjeuner, d’autres français s’installent à côté de nous. Ils partent dès ce matin dans les mines. Nous hésitions entre le matin et l’après-midi et du coup nous choisissons de suivre ces deux instits (hé oui encore !). L’agence est juste en dessous du café. Nous laissons nos gros sacs à l’agence et nous voilà parti pour pénétrer dans l’univers incroyable des mines. Pour rentrer, il faut d’abord s’équiper ! Une bonne tenue de mineur nous est fournie : bottes, pantalon et veste.

Nous sommes une trentaine, mais lorsqu’il faut choisir entre visite en espagnol et visite en anglais le groupe se scinde en deux et nous ne sommes que 10 à prendre espagnol. En fait 9 français et 1 italien. Comme c’est un guide pour 5, le groupe est encore séparé en deux. Nous commençons par visiter l’exploitation de la roche à la sortie de la mine. D’énormes machines broient la pierre qui sort de la mine. La poussière obtenue est mélangée avec de l’eau. L’étain ou le fer se trouve dans la mousse de cette solution. Des racleurs récupèrent la mousse d’où est extrait du fer ou de l’étain pur ! La visite de cette usine est passionnante mais nous attendons avec impatience l’entrée dans la mine. En route, les mines sont encore plus hautes dans la montagne. Avant de monter, nous achetons de la dynamite, de la coca  et quelques rafraîchissements pour les mineurs, c’est la coutume des touristes. Nous voici enfin devant l’entrée de la mine avec un foulard ou un masque anti-poussière. L’entrée dans la mine nous calme tout de suite, on s’attendait à un truc à touriste tranquille, et bien pas du tout.

Au bout d’une centaine de mètres, nous voilà complètement plongé dans le noir. Seules nos lampes frontales posées sur notre casque nous éclairent dans ces couloirs étroits. Les couloirs sont tellement petits et étroits que nos casques butent sans arrêt dans les rebords. On s’arrête un instant dans une sorte de musée ou des explications sur les croyances des mineurs sont données puis on continue. L’italien est pris d’une crise de claustrophobie…ce qui est compréhensible. L’altitude, la poussière épaisse et la difficulté des passages étroits : personne ne fait son malin ! Plus on avance et plus la sortie est loin derrière nous. Une autre française décide de faire demi-tour. Heureusement un autre guide est là au cas où. Puis nous continuons vaillamment, nous descendons deux niveaux à quatre pattes …ce n’est pas du tout rassurant, la sortie est loin et l’air très poussiéreux est étouffant ! Imaginez-vous enfermés dans un trou sans aucune issue de secours, à quatre pattes dans la poussière avec des gens derrière vous ou le demi-tour est impossible, le moindre problème, ce serait la catastrophe ! Au niveau – 4, nous rencontrons un mineur entrain de travailler dans une chaleur intenable. Il nous explique la technique de creusage, une fois assis à le regarder, c’est bien intéressant ! Nous lui offrons les provisions achetées avant de rentrer et nous remontons. Il y a au choix, soit remonter par le même chemin, soit suivre le rail tout droit pour sortir à ce niveau. Qui veut remonter se met à gauche... Je suis le seul à vouloir tenter l’aventure ! Tous les autres sont face à moi, même Yoann, tant pis je veux remonter quand même. J’ai un guide pour moi tout seul ! Pas très rassuré au début, en fait, la remontée s’effectue sans aucunes difficultés particulières ! J’ai même aidé des mineurs à pousser un chariot remplis de pierres, comme dans les dessins animés. Une fois sortie, c’est une grosse bouffée d’air frais : comme ça fait du bien ! Les autres ne sont pas encore remontés, je discute donc avec celle qui est sortie plus tôt et avec l’italien. La française est Kiné à Toulouse et l’italien…je ne sais pas. Au bout d’une demi-heure de discussion, l’inquiétude de ne pas revoir le groupe commence à se faire sentir. D’ailleurs, le guide présent avec nous ne semble pas rassuré non plus. Au bout d’une heure au milieu de bruits d’explosions de dynamites, le guide décide de redescendre. Dix minutes plus tard, il remonte et nous dit de monter dans le bus et nous redescend à l’agence sans notre groupe. MAIS OU EST YOANN ? On finit par comprendre que le programme prévu dans la mine n’a pas eu lieu et qu’ils sortiront seulement dans 30 minutes, c’est à dire 1h30 après l’heure prévue ! Impatiemment, nous restons à l’agence …l’attente parait interminable ! ET enfin, les voilà !! En fait, la sortie à l’endroit prévue était interdite aux touristes, ils ont donc dû remonter par le chemin que j’avais choisi ! Enfin le principal est qu’ils soient sortis…ouf ! Les guides ne font pas trop les malins une fois réunis. Pendant le retour, Yoann fait connaissance avec une parisienne et son frère, elle nous collera tout l’après midi. Il nous reste 3 heures pour visiter la magnifique petite ville de Potosi mais elle reste ces 3 heures à nous parler sans cesses de ses projets. Elle est intéressante 5 min mais tout l’après-midi, c’est lourd. Au moins, son frère n’est pas embêtant, il ne dit Rien. Potosi à vraiment un charme particulier.

 Nous mangeons une soupe dans le petit marché. Une fois la soupe finie, je vois les mouches sur la viande posée sur un meuble : Beurk. La visite est efficace, le guide dans une main et l’appareil photos dans une autre, nous parcourons les petites ruelles. Maisons à colombages, Eglise, Place principale, la visite est rapide mais suffisante pour nous imprégner de cette ambiance tranquille tellement différente de La Paz ! Evidemment, le « magnétophone parisien » est en route tout au long de l’après midi jusqu'à notre départ à 17 h. 3 heures de bus sont nécessaires pour rejoindre notre prochaine destination : Sucre. Dans le bus, nous cherchons une adresse d’un hôtel avec télévision pour pouvoir regarder les finales d’aviron aux JO de Pékin, elles sont à 4 heures du Matin. Une fois à Sucre, un taxi nous descend sur la place principale. Nous trouvons l’adresse choisie : C’est un hôtel 3 étoiles !!! Tant pis, nous rentrons dans ce palace pour demander les prix. Ils ont une chambre pour Deux à 7,5 euros chacun : Incroyable ! A ce prix-là, pourquoi hésiter. L ‘hôtel est magnifique avec un patio d’une jolie couleur rouge avec fontaine, fleurs et pelouse. Enfin, l’hôtel de luxe pour vraiment pas grand chose…Cette situation nous vaut une nouvelle fois un bon fou rire lorsque nous rentrons dans notre jolie chambre. D’ailleurs, il y a une plaque sur le mur pour préciser que le Ché à dormi dedans…est ce vrai ? Une bonne pizza et un passage à la supérette pour faire des provisions (de bières entre autres !) et nous voilà parés pour la nuit ! Au bout d’une demie-heure, je dors tellement je suis fatigué : mission échouée ! Mais non, je me réveille à 3 heures du Matin quand Yo va se coucher. Je communique par texto avec ma sœur Pauline qui est dans les tribunes d’aviron en Chine ! Lorsque les courses commencent, elle m’envoie un texto et Là, ENORME déception : la chaîne bolivienne préfère retransmettre le Tennis plutôt que l‘Aviron. Il est 5 heures, les courses d’aviron s’enchaînent et toujours rien. Mais à 5h10, miracle ! Une course : c’est le 8 féminin. Aucun bateau n’est français, mais peut-être vont-ils diffuser les autres courses. NON, ils repassent au tennis définitivement. Vraiment déçu, je retourne me coucher vers 6h. Sachant que le départ est prévu à 9h, la nuit sera courte. Après les frayeurs de la mine et l’attente des courses d’aviron, cette journée était chargée en émotions, mais aussi en fous rires !


Publié à 07:27, le 16/08/2008, Potosí
Mots clefs :
.. Lien


{ Page précédente } { Page 7 sur 49 } { Page suivante }

Qui suis-je ?

Accueil
Qui suis-je ?
Mon itinéraire
Livre d'or
Archives
Amis
Album photos

Où suis-je actuellement ?






Rubriques


Derniers articles

La decouverte du Paraguay - Vendredi 22 Aout
Les ruines de Samaipata - jeudi 21 Aout
Samaipata : si pres de la jungle... - Mercredi 20 Aout
Santa Cruz : ville VIDE ! Mardi 19 Aout
Sucre : jour 2 - Lundi 18 Aout

Menu


Amis