l'Amerique Latine à l'arrache !

LA PAZ : Mission impossible? - jeudi 14 Aout

 

L’objectif de la journée est d’arriver à La paz…l’objectif d’hier était le même mais aujourd’hui on va y arriver. Une personne de l’agence Tour Bus est bien présente pour nous donner de nouveaux billets direction la Paz .La plainte à la police a vraiment été efficace. Nous partons donc tous les 4 dans un bus direct pour la Paz. Enfin pas tout à fait direct, après avoir longé une nouvelle fois le Lac Titicaca, nous voilà au bout de la route. Face à nous : Le lac ! Tout le monde descend  pour traverser le lac en petit bateau afin de rejoindre la route qui continue de l’autre côté. Le bus lui passe sur un bateau tout plat fait de planche de bois. D’ailleurs, il est à moitié installé de travers, j’aurais pas trop confiance à la place du chauffeur, enfin il a l’habitude. Une fois le passage du lac terminé, le trajet jusqu’à la Paz est ENFIN sans arrêt ! En se rapprochant de cette capitale, les sommets des montagnes sont de plus en plus haut. Nous retrouvons même des sommets enneigés. La dernière fois que la neige était visible, c’était à Santiago. Le niveau  de vie en Bolivie est visiblement encore plus bas que le Pérou. D’ailleurs, cette pauvreté est bien visible en arrivant sur El Alto qui est la banlieue haute de La Paz. Oui, dans cette ville, les quartiers riches sont en bas et les quartiers défavorisés culminent à 4000 m en haut de la ville. Cette capitale est vraiment différente de toutes les capitales et grandes villes que j’ai pu visiter en Amérique Latine. Le routard la qualifie comme l’un des chaos urbains les plus bariolés, bruyants et mouvementés qui soit ! C’est exactement la définition exacte de cette ville. Plus vulgairement, c’est le GROS BORDEL ! Ce n’est qu’une ville de 2 millions d’habitants mais je soupçonne la population de ne jamais rentrer chez elle. Ce n’est pas possible, les rues sont remplies sans cesse. Des vendeurs ambulants, des taxis, des ouvriers, des employés, des étudiants et puis de nombreuses autres personnes qui sont là mais tu ne sais pas ce qu’ils font de leur vie. Je retrouve dans ce chaos une similitude avec Beyrouth ! Toutefois, La Paz est située dans un immense canyon  entouré de centaines de pics enneigées de plus de 5000M. Le dénivelé de cette capitale la plus haute du monde est de 800m. A 12 h, nous prenons un taxi avec Manu et Francesca, ils connaissent un hôtel pas cher. Effectivement, il n’est pas cher : 2,5 euros chacun ! Les prix en Bolivie sont extrêmement bas, c’est vraiment différent des pays du sud de l’Amérique latine. Après une bonne douche chaude nous réunissons nos vêtements sales (enfin tous nos vêtements en fait) et nous partons à la recherche d’une laverie. Et bien dans ce bordel complet, difficile de trouver une laverie. Les rues sont tellement remplies que l’on se fait bousculer de partout. Nous finissons par demander à un hôtel 3*  qui nous indique enfin une bonne adresse. Nous récupérerons notre valise propre ce soir. Il est temps de manger. Nous rentrons dans une sorte de cantine-resto. Entrée, soupe, plat de résistance, dessert et café : 1 euros 20. Ce prix nous a valu un bon fou rire tellement il est dérisoire… surtout lorsque nous avons pensé à mettre un pourboire ! Le ventre bien rempli, notre prochain objectif n’est pas encore de visiter la ville mais de nous rendre à l’ambassade de France qui est dans les quartiers riches dans le bas de la ville. En Taxi, pour 50 centimes, nous nous y rendons. Notre passage à l’ambassade est dû à notre NON-vaccination de la fièvre jaune. Lorsque l’on  passe en Bolivie pour rentrer au brésil, il faut impérativement être vacciné contre la fièvre jaune et comme mon vol retour est de Sao Paulo, je dois impérativement me faire vacciner. De plus, avec Yoann, nous souhaitons nous rendre 1 ou 2 jours en Amazonie et ce vaccin est fortement conseillé ! Le gendarme de l’ambassade confirme l’obligation de vaccin dans ces deux cas. Il nous met en garde contre de nombreux faits actuels : ne pas se taper de petites sans capote, faire attention aux faux taxis qui enlèvent les touristes, se protéger contre le palu, la dengue….ect, si on écoutait l’ambassade, on resterait dans leurs locaux. Il a tout de même été efficace puisqu’il a appelé le médecin de l’ambassade qui a transmis une adresse où se faire vacciner. A la sortie de l’ambassade, on saute dans un taxi pour le Centro Piloto .Ce centre ressemble à une clinique du début du siècle …entretenue à l’image de ville (plus vulgairement : toute pourrie). Le médecin tout droit sorti d’une pièce de théâtre nous sort la scène du médecin un peu cinglé avec son infirmier simplet ! Il parle fort et articule bien : un bon acteur mais la palme d’or revient à l’infirmier simplet qui tient terriblement bien son rôle.

Toujours est-il qu’en 20 minutes, le vaccin était fait sans douleur. Nous devons par contre revenir demain pour avoir notre carnet de vaccination officiel et accessoirement payer le vaccin. A la sortie, nous sommes écroulés de rire de ce moment unique en espérant tout de même avoir été bien vacciné. Nous avons suivi aveuglément les conseils de l’ambassade, c’était bien drôle. La visite de la ville n’est pas encore pour tout . Une mission m’a été confiée avant de partir par mon voisin, que je dois accomplir à la Paz. Le défi est le suivant, retrouver une personne qui avait écrit une lettre de condoléances il y a 25 ans à la suite du décès de la sœur de mon voisin. La sœur de mon voisin était Sœur et enseignait dans un collège ici à La Paz. Celle qui à écrit cette lettre s’appelle Amparo Zalles. J’ai une adresse mais lorsque je l’ai montrée au chauffeur de taxi, qui faisait tout pour nous aider, il nous a précisé que cette adresse est incompréhensible car c’est juste un code postal .Il faut aller à la poste demander d’où elle a été envoyée, « je vous emmène tout de suite » dit-il. Une fois à la Poste, au bout de 3 bureaux, nous avons le renseignement. Le collège se trouve à deux minutes à pied de la poste. Parfait, nous y allons. On se croirait dans une chasse au trésor, c’est excitant et entraînant ! Nous sommes à la bonne adresse, encore faut-il que Amparo Zalles soit encore dans le coin. De plus, nous ne connaissons pas son âge, peut être est-elle décédée. « Buenas tardes, quisieramos hablar con Amparo Zalles » (bonjour nous voudrions parler à Amparo Zalles).L’hôte d’accueil assez surprise nous dit qu’elle n’est pas sur le site actuellement (Cela veut dire qu’elle existe). Un sentiment de réussite nous envahie …tout excité, je lui demande « mais quand est ce qu’on peut la voir » puis je montre la lettre. « Attendez je vais l’appeler » : COOOL. Elle est au bout du fil, celle qui a écrit cette lettre il y a 25 ans ! Puis elle me la passe, elle ne parle pas très bien le français parcequ’elle ne le pratique plus depuis le décès de Sœur Marie Chantale (la sœur de mon voisin !) Je lui raconte  le pourquoi de ma venue, elle dit « j’arrive au collège attendez moi ». Wahhouu, c’est énorme on va la voir en vraie. Elle arrive 10 minutes plus tard, une petite grand-mère de 70 ans qui est  l’actuelle directrice du collège du Sacré Cœur. Nous nous installons dans une petite pièce du collège où nous échangeons pendant 20 minutes. Elle nous parle de Sœur Marie Chantale qui était visiblement très appréciée, tous ses anciens élèves s’en souviennent. Elle en parle avec beaucoup d’émotion et nous confie qu’elle a trié des papiers la concernant cet après midi même. Quelle coïncidence ! Même si nous n’avons aucun lien de parenté avec cette sœur décédée lorsque nous n’étions pas nés, elle nous transmet un témoignage poignant que je retransmettrais avec plaisir à mon voisin qui attend avec impatience de mes nouvelles. C’est  assez surréaliste de se retrouver autour d’une table à parler d’une personne que je n’ai jamais connue mais qui lors de cet entretien me paraît si proche !

Il ne reste que 3 personnes qui ont travaillé avec Sœur Marie Chantale et Sœur marguerita qui était la directrice du collège à l’époque est justement a La Paz en ce moment. Amparo prend le téléphone et l’appelle immédiatement. Nous avons rendez-vous demain à 15 h pour la rencontrer, elle nous emmènera au cimetière voir le tombeau. Le rendez-vous est pris pour demain ! Suite à cet entretien, nous déambulons avec un sentiment de satisfaction dans les rues chaotiques de cette gigantesque ville. Nous avons réussi ! Les rues sont toujours aussi remplies, cette ville est vraiment à vivre ! Et le fait d’avoir bourlingué toute la journée sans l’avoir visitée nous a rendu plus intime avec elle. En quelques heures, nous l’avons adoptée et elle nous a adopté. Un petit bémol sur la soirée, nous sortons manger avec les 2 espagnols, mais à 23 h, quasiment tout est fermé, même si la ville vit encore, nous trouvons nulle part ou aller…sauf un petit restaurant bien touristique où nous passons une bonne soirée tous les 4 à se raconter notre journée .Eux se sont préparer pour escalader le sommet de 6000 m aux abords de la ville. Chapeau ! Ce jour un peu à part était EXCELLENT !


Publié à 06:05, le 14/08/2008,
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