l'Amerique Latine à l'arrache !

une nuit sur une île du lac Titicaca ! - Mardi 12 Aout

 

Puno est une petite ville à quelques kilomètres de la frontière bolivienne, mais surtout sur les bords du fameux Lac Titicaca (qui sera la premier à rigoler de ce nom si risible…surtout en primaire!). Avec 30 minutes d’avance, nous entrons en gare routière de Puno. Il est donc 4h30 et il fait TRES FROID, cela paraît logique, nous sommes tout de même à 3850m d’altitude en plein hiver. En attendant que le jour se lève, nous squattons une cafétéria qui ouvre à notre arrivée. Nous voilà tous les quatre congelés autour d’un petit radiateur électrique. Les sujets de conversation n’ont pas de mal à fuser, malgré le froid et l’heure matinale, l’ambiance est très joviale ! Naturellement sans se le dire, nous décidons de partir ensemble sur une île du lac titicaca. On à l’impression de former un groupe uni se connaissant depuis longtemps ! Lorsque le soleil se lève, nous apercevons enfin la magnificence de ce gigantesque lac. Le lac Titicaca est le plus haut lac navigable au monde. Les petits bateaux typiques navigant sur cette immensité d’eau nous font vivre des images que l’on a tous vu à la télévision ou dans des magasines. Le but d’un voyage ou en tout cas de mon voyage est bien là : vivre les endroits ! Et la vie sur une île du Titicaca est sans doute une expérience unique. Dès nos premiers pas, dans le port, nous sommes accostés par des agences locales qui nous proposent des tours différents sur le lac. Notre choix est le suivant : nous naviguerons jusqu’aux îles Uros qui sont des îles flottantes fabriqués en roseaux puis nous débarquerons sur l’île d’Amantanie, une île traditionnelle où les habitants vivent quasiment en Autarcie .Nous resterons la nuit dans une famille sur cette île puis le lendemain, nous visiterons l’île de Tasquile qui est semblable à Amantanie mais en plus touristique. Le bateau est vraiment très rudimentaire : une coque, un moteur, une barre et quelques gilets de sauvetage. Après quelques achats de nourriture pour la famille qui nous accueillera, nous nous installons tous les quatre à l’arrière du bateau. Le soleil étant levé, la chaleur est bien présente ! La traversée jusqu’aux îles flottantes est de 40 minutes. Nous resterons une petite heure sur ces constructions étonnantes. Il y a une trentaine d îles toutes fabriqués de la même façon. Avec de la tourbe flottante comme base, les uros entassent des roseaux qui font office de plancher, c’est vraiment très étonnant.

 Les maisons, les bateaux, les lits…tout est fabriqué en roseaux.La population vie exclusivement de la pêche mais aussi du tourisme qui est omniprésent dans ce coin du lac. Nous reprenons le bateau pour l’île d’Amantanie. Durant la traversée de plus de 3h, nous sympathisons avec un couple belge. Lui est ingénieur en agronomie et elle est prof sur Bruxelles ! Des liens se créent tellement rapidement que notre groupe s’agrandit. Nous voilà 6 : 3 français et 3 belges. Lors de notre arrivée sur l’île, c’est un peu comme une colonie de vacances, le capitaine du bateau avec son joli manteau CAPITAINE nous confie à une hôte. Les habitants étaient là pour nous accueillir à la sortie du bateau. Le système de logement chez l’habitant est très bien organisé, chaque jour, ce sont des familles différentes qui accueillent les touristes afin de faire profiter tout le monde. C’est un système de roulement. Nous avons une chambre rudimentaire, sans électricité avec les toilettes dans une cabane au fond du jardin. Les deux belges sont logés dans la même famille que nous. Etant un peu en hauteur, nous dominons la baie. La vue de la maison est magnifique !

La femme qui nous accueille est plutôt réservée et nous n’arrivons pas trop à avoir de discussion avec elle. Tant pis, nous partageons nos histoires avec les deux belges, nous passerons beaucoup de temps à discuter mais aussi à rire de bon cœur ! La famille nous nourrit le midi, le soir et le lendemain matin. Amanda, la fille qui nous accueille nous a préparé une table sur la terrasse face au Titicaca. Le repas est composé d’une soupe, de légumes (patate, fèves…) et enfin d’un maté de coca (une infusion avec des feuilles de coca !). La quantité n’est pas à la mesure de notre appétit mais la qualité rattrape le coup. L’après-midi est tout organisé, Amanda nous montre le chemin pour monter aux ruines puis nous avons rendez-vous à 18h sur la mignonne place centrale pour voir un spectacle traditionnel. Les ruines sont vides de touristes ce qui rend la visite sympathique malgré quelques enfants réclamant légitimement de l’argent ! L’autodérision et le sens de l’humour constant des belges nous permet de blaguer sans cesse : c’est vraiment agréable. En haut des ruines, nous achetons une bière chacun (oui ce sont de belges !) . La bière à la main, le soleil couchant sur le Titicaca c’est SUBLIME. Bon le seul bémol est la horde de touristes arrivés 5 minutes avant le coucher du soleil…alors qu’on était seul ! Un groupe de musique péruvien est même là pour accompagner ce moment unique. Le rassemblement prévu à 18 heures est une fête traditionnelle. Nous pouvons admirer des danses typiques de l’île. Ce qui est  rassurant, c’est que de nombreux péruviens sont venus assister à ce spectacle, ce n’est pas un attrape-touristes. Des hommes et des femmes déguisés avec des couleurs vives sur la place principale face à ce public enthousiaste. A la suite des danses, un grand feu est allumé au milieu de la place …l’ambiance locale est réellement palpable. 30 minutes plus tard, le spectacle est fini, nous partons tous les 4 à la recherche de notre hôte que nous finissons par retrouver. A la Maison, Amanda allume des bougies dans les chambres pour nous éclairer, cela donne un coté 18 ème siècle. Elle nous apporte le repas quasiment identique au midi mais a la lueur de la bougie, l’ambiance est tout autre ! Un petit repas encore une fois « fort » animé comme diraient les belges. A la fin du repas, Amanda entre avec des ponchos et une tenue traditionnelle pour Géraldine(la belge), nous sommes conviés à nous habiller en péruviens ! L’idée est plutôt sympa et le poncho permet de nous réchauffer face au froid qui sévit à cette altitude. Tout bien habillés, Amanda nous conduit dans la salle communale où gringos (les blancs) et péruviens se mélangent au rythme de la musique. Un groupe local est présent pour animer la soirée en jouant de la musique traditionnelle. Le retour à la lampe de poche est tout aussi folklorique. Nous avons réellement passé du bon temps sur cette île paradisiaque au milieu du lac Titicaca. L’impression de vivre avec le strict minimum permet de nous questionner sur l’intérêt de nos besoins futiles.


Publié à 04:08, le 12/08/2008, Puno
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