La decouverte du Paraguay - Vendredi 22 Aout
Après une dizaine d’heures de route très médiocre, nous arrivons à la frontière bolivienne. Nous allons quitter ce pays si atypique mais tellement passionnant ! Nous commençons à suivre une file d’attente qui finalement n’est pas la bonne puisque nous ne sommes pas boliviens. Tous les bus pour Asunción partent à la même heure de Santa Cruz, ils arrivent donc logiquement ensemble à ce poste frontière posé au milieu de rien. Et 5 bus qui arrivent à une frontière en même temps, cela engendre de l’attente ! Nous voilà à 5h30 du matin attendant notre tour pour rentrer dans cette espèce de grange qui sert de frontière. L’attente est tellement longue que les musiciens de notre bus retournent chercher leurs instruments de musique et recomposent leur Fanfare. Ils se mettent à jouer un morceau là juste devant la frontière. Cet événement inattendu bouscule la petite vie tranquille des douaniers …

mais ils prennent cela avec le sourire. Il faut dire qu'une fanfare entière c’est très puissant en terme de décibels. A 5h du Matin, cela permet de bien nous réveiller. Cette puissance sonore me rappelle les dessins animés, lorsqu’il y a une grosse trompette, les gens ont les cheveux qui partent en arrière, hé bien c’était quasiment cela. Ils jouent deux morceaux et se repositionnent tranquillement dans la file d’attente comme s’il ne s’était rien passé. Avec Yoann, nous sommes morts de rire de ce qu’il vient de se passer ! Nous finissons par avoir notre visa de sortie. Nous remontons dans le bus et prenons la direction du Paraguay. Les militaires présents avec nous dans le bus étaient sans doutes là pour nous surveiller puisqu’ils se sont arrêtés au poste frontière. Après une heure de route nous entrons au Paraguay, mais la frontière douanière n’est pas à l’entrée du pays, il faut rouler pendant 5 h de rien, c’est à dire de la route toute droite sur des centaines de kilomètres. Le paysage se limite à des arbres de cotons et quelques oiseaux qui me sont inconnus, c’est un peu monotone. Ah si parfois il y a deux maisons en bois…avec un gros panneau « ralentir Zone Urbaine ! ». Nous n’avons aucun guide sur ce pays mais étant donné l’appellation Zone Urbaine pour deux maisons, nous imaginons Asunción avec pas plus de 30 habitants ! Enfin nous arrivons au poste frontière du Paraguay, le bâtiment est beaucoup plus présentable qu’en Bolivie, il ressemble nettement à une douane comme nous pourrions en avoir une en France. La procédure est assez spéciale, il faut poser nos sacs ouverts en ligne puis nous mettre un peu à l’écart en ligne, cela fait très autoritaire. Ils ouvrent une cage et un chien sort pour sentir tous les sacs un par un. Malgré la connaissance exacte de tout notre paquetage il y a toujours un petit stress au moment de notre sac ! Finalement il ne trouve rien. Le chien est remis dans sa cage et là, sur les 30 personnes alignées, il me regarde MOI et dit : « Viens avec ton sac et montre moi ce qu’il y a dedans ». Evidemment je suis blanc et surtout j’ai une barbe de 2 mois, je suis une cible idéale. Il me fait vider mon sac dans tout les sens du terme puisque il me pose beaucoup de questions sur ma visite mais aussi sur ma vie en générale .Il demande également à voir mon billet retour. Finalement il me laisse rentrer sans problèmes , il me demande avec qui je voyage, je lui montre yo du doigt qu’il interroge également séparément . Par contre vu que lui part de Santiago et moi de Sao Paulo, notre discours n’est plus très crédible mais en fait il s’en fiche et le laisse passer aussi ! Après cet interrogatoire, nous passons un par un pour avoir un joli tampon rond : Nous sommes officiellement au Paraguay ! Mais la route est encore longue un gendarme du Paraguay monte avec nous dans le bus : sommes nous encore surveillés ? En tout cas nous sympathisons avec lui, yo lui donne même quelques centimes d’euros, ce cadeau le ravit parce qu’il fait la collection des pièces étrangères. Le trajet est encore très long dans ce désert marécageux. La route est bien goudronnée mais toute droite encore pour des centaines de kilomètres. 24h de bus c’est tout de même très long. Lorsqu’on fait 16 h le trajet cela ne nous dérange pas, mais au bout de 24 h la fatigue se fait réellement sentir et devenons très vite irritable, il est temps d’arriver ! Enfin vers 19h nous arrivons dans Asunción ! L’arriver dans cette petite capitale est un vrai choque culturel. Après avoir vécu plusieurs semaines au Pérou et en Bolivie, se retrouver dans une ville sensiblement semblable à l’Europe en terme de niveau de vie nous surprend véritablement ! Nous nous attendions à une transition, une ville un peu plus riche que Santa Cruz mais pas aussi rangé. Dans les rues, ce ne sont pas des vendeurs de partout mais simplement des gens rentrant chez eux ou attendant à des VRAIS arrêts de bus avec des tarifs fixes non négociables. A la gare routière il faut se déplacer jusqu’au guichet pour acheter son billet !Nous achetons un billet pour Ciudad del Este qui est la ville frontalière avec Foz do iguazu ou se trouve les fameuses chutes d’Iguazu mondialement connues. Nous pensions loger sur Asunción et partir demain puisque c’est à seulement 5 h de bus ! Mais le temps nous manque et finalement nous prendrons le bus à 0h20 pour économiser une nuit d’hôtel. Nous avons donc 4h pour visiter cette ville. Nous n’avons rien : pas de plan, pas de guide .Un bus nous conduit dans le centre, nous commençons notre visite par une fête organisée par la fac de droit avec de la musique locale, l’ambiance est un peu morte nous y resterons simplement quelques minutes. 
Nous avons la mauvaise idée de demander à un policier dans la rue les lieux à ne pas manquer .Pendant 20 minutes il nous explique en long en large et en travers ce qu’on peut visiter …ce policier n’a pas de bouton off nous sommes obligés de le laisser parler dans le vide pour s’en dépêtrer. Enfin nous atteignons la place principale qui est plutôt jolie, la ville dans l’ensemble est architecturalement réussie. Une petite ville tranquille ou il doit y faire bon vivre. 
Le flic nous a prévenu de ne pas aller plus loin que cette place parce qu’en dessous c’est dangereux. En descendant un peu en effet, grosse surprise : des bidons ville sont installés juste en dessous de la place principale. Nous avons un choc lorsque nous les découvrons. Ce sont vraiment deux mondes à part qui se partage un même lieu !cette place comme les rue adjacentes sont assez vide, même complètement VIDE, peut être parce que c’est dangereux…là ou nous dînons quelques rues plus loin ,le gardien possède une arme pour surveiller la porte, encore une fois nous sommes surpris .Décidément nous allons de surprises en surprises ce soir. La dernière supéfaction est celle des bars et boites qui semblent bien sympa. Nous buvons un coup dans l’un d’eux, dommage que nous devions partir, nous serions bien rester un peu plus longtemps dans cette ville. Le manque d’informations nous a donné une impression de mystère, comme si tout était caché et qu’il fallait le découvrir. Je pense que nous en avons déjà découvert pas mal !Pris dans l’ambiance nous prenons le bus un peu tard, vu la lenteur du conducteur nous sommes même en retard au terminal : Il est 00h25 nous avons 5 minutes de retard !Ouf ,le bus n’est pas encore parti nous sautons dedans pour une courte nuit de voyages jusqu’à l’autre grande ville du paraguay : Ciudad del Este.
Publié à 03:49, le 22/08/2008, Asuncion Mots clefs :
Les ruines de Samaipata - jeudi 21 Aout
Le réveil par le bruit de l’eau qui coule et les premiers rayons du soleil est assez unique. Comme nous sommes bien, au milieu de cette nature luxuriante sans la trace d’un touriste ou même d’un habitant à l’horizon ! Sur notre grosse branche nous prenons paisiblement notre petit déjeuner qui n’est rien d’autre qu’un petit bout de pain…

Afin de ne pas être encombres pour visiter les ruines Pré-Incas, nous laissons la tente avec nos gros sac à l’intérieur. La montée est encore rude jusqu’au ruine ! A l’entrée du site, nous retrouvons un guide qui faisait parti du blocage hier ! D’après le registre, nous sommes les seuls touristes à entrer sur le site depuis deux jours. Ces ruines, tout de même classées au patrimoine mondial par l’UNESCO, sont assez impressionnantes. Elle sont réellement grandioses mais leur mise en valeur n’est pas très bien choisie et il est vrai qu’après avoir visité la Vallée Sacrée, il est difficile de s’émouvoir devant si peu de ruines…voilà ce qui arrive aux gens trop gâtés !
Par contre, la vue sur les montagnes environnante est magnifique surtout que nous n’avions pas encore vue ce style de nature pré-Amazonienne ! Nous prenons bien notre temps pour faire tout le tour du site qui fait tout de même 2 km de circonférence. Mon endroit favori est au panneau « écho », je m’amuse à crier dans la montagne et c’est très rigolo, hi hi hi …

La redescente au campement dans une douceur certaine est fort agréable. Nous démontons la tente, remballons tout notre package et repartons de nouveau à pied pour Samaipata. Les jambes commencent à se faire lourdes à force d’enchaîner les montées mais en 1h30 nous arrivons au village. Sachant que nous sommes à 2h30 de Santa-Cruz et que notre bus est a 19h, il ne faut pas trainer. A la terrasse ou nous avons choisi de prendre notre repas, il y a deux mecs complètement « bourrés » face à nous. Ils devaient faire parti du blocus mais ils n’ont toujours pas encore fini leur soirée (il est tout de même midi !). Ils tentent lamentablement de prendre un taxi mais entre deux gerbes, c’est assez difficile : Bon Appétit ! A la suite de cela nous quittons Samaipata en Taxi collectif. Cette fois les blocus sont terminés : tant mieux ! Le trajet jusqu’à Santa Cruz est à nouveau époustouflant du point de vue des paysages, comme on est bien dans le fond de la voiture à regarder cette nature toujours plus belle à chaque virage. Et Santa Cruz n’est plus du tout celle que l’on a connue, des embouteillages monstres se sont formés dans le centre ville. La raison de ces NOUVEAUX blocages est un Match de Foot, du coup ils ont fermé certaines rues. Nous arrivons tout de même au terminal de bus à l’heure, par contre notre bus n’est pas à l’heure ! Yoann a moyennement confiance en la compagnie que l’on a choisie…mais malgré un retard d’une heure notre bus existe vraiment ! En montant dans le bus nous sommes les seuls à l’intérieur, Yoann n’est vraiment pas rassuré, mais quelques minutes plus tard d’autres voyageurs montent avec nous. Le bus part et s’arrête 5 Kms plus loin pour prendre encore d’autres passagers, ce sont des musiciens d’une Fanfare qui partent en tournée au paraguay. La technique pour ne pas payer la taxe du terminal de bus est de monter quelques kilomètres plus loin. Cette technique ne plait pas aux policiers qui traînaient dans le coin, ils sont venus réprimander le chauffeur de bus. Cela n’a heureusement pas porte à conséquence sur le trajet. Cette fois nous voila bien parti pour le Paraguay, les routes pour rejoindre la frontière ne sont que des cailloux et de la Terre : Pratique pour dormir ! Asunción est tout de même à 24h de bus …
Publié à 03:44, le 21/08/2008, Samaipata Mots clefs :
Samaipata : si pres de la jungle... - Mercredi 20 Aout
Lorsque j’étais au Liban avec Romain (mon frère), David (un cousin) et Olivier (un ami), nous avions traversé la frontière Syro-libanaise en ayant conscience de faire de la contrebande de T-Shirt, c’était notre seule solution pour rentrer au Liban. Yoann trouve que cette histoire est insensé, il n’a jamais compris pourquoi nous avions pris autant de risque. Hé bien aujourd’hui, Yoann va prendre conscience que parfois en voyage, les circonstances sont telles que nous n’avons PAS LE CHOIX ! Nous quittons notre chambre à cafards vers 8h du Matin. La recherche d’agences de voyage ouvertes à cette heure n’est pas très fructueuse. Les agences ouvrent à 9 heures mais le dernier bus pour Samaipata (l’entrée dans la jungle) est également à 9h. D’après un anglais rencontré hier, il y aurait des agences sur place…nous prenons donc un taxi direction la gare des bus. Mauvaise nouvelle : les bus ne partent pas aujourd’hui pour Samaipata. Décidément, nous sommes maudits ? Pas tout à fait ! Trois Boliviens de notre âge souhaitent également se rendre en direction de Samaipata. Ils ont déjà contacté un de leur ami chauffeur de taxi. Le tarif est fixé à 3 euros chacun et ils nous proposent de monter avec eux. La distance entre Santa Cruz et Samaipata est de 120 km, le prix semble donc raisonnable, nous acceptons sans hésiter. Les premiers kilomètres sont l’occasion de faire plus ample connaissance. Nous sommes avec deux profs (un d’histoire et un de math) et un étudiant en communication. La discussion est animée sur des sujets différents : éducation, politique, jungle…Au bout de 20 kilomètre, un blocus n’a pas été relevé, des militants son présents pour le tenir. La route est impraticable. Nous comprenons pourquoi les bus ne partaient pas de Santa-Cruz ! Les garçons ont l’air décide à passer, cela nous arrange ! ils prennent donc un petit chemin en terre qui se transforme vite en sable. Puis nous voilà face à un fleuve, heureusement, il est nettement asséché mais il faut le traverser quand même. Nous sortons de la voiture, enlevons nos chaussures et traversons les 20 centimètres d’eau qui coule. La voiture passe également sans problème. Nous voici dans le lit du fleuve sur du sable. Mais nous ne savons pas si il y a une issue, à chaque camion que l’on croise (car il y a un chantier), les gars demandent s'il existe une sortie…les réponses ne sont jamais claires. Tous les 20 mètres, la voiture s’embourbe et nous sommes obligés de pousser, plus elle avance et plus elle s’embourbe. En résumé, nous sommes au milieu d’un fleuve quasiment immobilisés sans savoir s’il existe une sortie ! Ce qui est rassurant, c’est que d’autres automobilistes tentent l’aventure, sans plus de réussite pour l’instant. On pousse, on remonte dans la voiture, on pousse, on remonte dans la voiture…Les gars discutent avec des allemands qui ont un 4x4, ils cherchent une sortie désepérement ..les gars (les boliviens de notre taxi) leurs promettent de trouver une sortie s'ils nous remorquent. Ils acceptent et attachent une corde entre les deux voitures. 
Les gars discutent également avec d’autres automobilistes et finissent par avoir des informations sur une sortie probable. Les Allemands nous remorquent jusqu’à cette sortie et là : DELIVRANCE ! Nous voici sur la route de l’autre côté du barrage : Chapeau les gars ! Nous remercions les Allemands, détachons la corde et repartons pour notre destination prévue : Samaipata. La route est encore longue mais les sujets de conversation de manquent pas, il est très formateur de discuter longuement avec nos homologues boliviens. A un moment, ils s’arrêtent dans un village au milieu de Rien, un village très pauvre …ou les touristes sont inexistants ! « si vous voulez manger, vous pouvez acheter ce qu’il faut ici ». La proposition tombe bien, nous commencions a avoir sérieusement faim, une fois quelques cochonneries achetées, nous les rejoignons, ils sont chez le vendeur de feuilles de coca. A ce moment précis, nous constatons clairement qu’ils n’achètent pas simplement des feuilles de coca mais aussi de la COCAINE par paquets entiers…Que faire ? Nous voici au milieu de rien, notre seul moyen de partir est de reprendre le Taxi avec des Dealers ! Si nous sommes arrêtés par la police, nous risquons de rester un long moment en Bolivie. Mais nous n’avons PAS LE CHOIX. Leur vice n’enlève rien à leur sympathie. Tout le long du chemin, nous fermons les yeux sur ce que nous avons vu tout en espérant que cela n’engendrera pas de problèmes ! Le long du trajet, nous continuons à blaguer sur tout …mais un contrôle de police (fixe) nous arrête net. Heureusement, les policiers boliviens sont assez feignants, ils ne sortent pas de leur guérite, le chauffeur de taxi sort de la voiture présenter son permis, puis les policiers nous laisse passer: OUF ! Le trajet peut continuer. A 1 km de Samaipata, nouveau coup de théâtre, les guides des agences de voyages font grève et bloquent également la route .

Cette fois, le voyage s’arrête là pour nous et pour les autres qui souhaitent aller plus loin. Ils sont obligés de passer le blocage à pied et de prendre un autre taxi de l’autre côté !Nous échangeons nos adresses mail avec les dealers sympathiques et nous nous quittons comme si de rien n’était. Nous souhaitions aller dans la jungle mais les guides font grève et bloquent la route de l’entrée du parc qui est à 16 KM …cette fois la jungle est VRAIMENT compromise. Nous sommes obligés d’abandonner l’idée de voir cette faune et cette flore extraordinaire...snif ! Mais c’est quoi ce pays ou tout est bloqué ! Pour réfléchir, nous buvons un coup dans le magnifique village de Samaipata. Nous n’avons pas tout perdu, ce petit village perché à 1700 m d’altitude est réellement agréable. La flore environnante s’apparente un minimum à la jungle…nous n’en sommes pas si loin. Apres lecture du guide du routard, nous découvrons que des ruines pré-incas classées au patrimoine mondial de par l’UNESCO sont à 9 km du village ! Nous faisons quelques provisions à la supérette du village avec l’intention de camper aux abords de ce site afin de le visiter demain matin. Nous repassons le blocage à pied avec nos gros sacs, les guides nous offrent un verre de vin, ils nous conseillent sur notre itinéraire et surtout nous indiquent une aire de campement ! Cool ! 6 km de montée plus loin tout en sueur, le soleil commence à se coucher, nous atteignons l’endroit prévu. L’endroit rêvé pour faire du camping : en pleine montagne au bord d’une rivière par une température très agréable. Je monte la tente puis nous récupérons du bois afin de se faire un bon petit feu.

Nous allumons même un bon gros feu ou nous grillons nos saucisses en buvant quelques bières : Le rêve ! Une bonne petite soirée ma foi. Après les émotions de la journée nous avons bien mérité un réconfort comme celui ci.
Publié à 02:28, le 20/08/2008, Samaipata Mots clefs :
Santa Cruz : ville VIDE ! Mardi 19 Aout
Il est 7 h du matin et comme prévu, voici LE BLOQUAGE ! Nous avons voyagé sans aucun souci jusqu’alors mais voilà que la route est bloquée. Nous sommes tout de même à 40 kilomètres de notre destination finale. Après quelques renseignements pris, il s’avère que la ville entière est bloquée et ce, jusqu’à 19 h…Encore une bonne journée en perspective. Et dire que nous avions prévu arriver la veille…Snif. Des dizaines de camions, de cars et de voitures sont immobilisées. 40 kms, cela ne nous fait pas peur ! Nous récupérons chacun notre gros sac puis nous quittons le bus définitivement. Finalement, nous nous arrêtons 100 mètres plus loin pour prendre un café, plus que 39 KM 900 ! Heureusement, le patron du bar nous annonce une bonne nouvelle, nous ne sommes qu’à 18 kms du centre ville. Une fois bien ravitaillés, nous sommes parés à traverser les barrages. Le premier barrage est ridicule, une petite dizaine de militants ont juste posé un gros bout de bois au milieu de la route.
En lisant les quelques ridicules banderoles, nous comprenons rapidement que la revendication principale est l’autonomie de la région. De l’autre côté de ce barrage, un minibus nous propose de nous conduire dans le centre pour 50 centimes chacun, parfait nous acceptons. Le conducteur connaissant parfaitement cette grande ville de 2 millions d’habitants réussit à contourner de nombreux barrages disséminés un peu partout sur les routes…Mais l’aventure se termine rapidement, nous voici de nouveau coincés à un barrage mais maintenant à seulement 5 Km de la ville. Le plus incroyable est de voir ces immenses avenues entièrement vides. Enfin pas tout à fait, quelques piétons persévérants choisissent également de rejoindre la ville coûte que coûte.
Le climat est beaucoup plus chaud et beaucoup plus humide que celui de l’Altiplano (les andes). En quelques minutes de marche, nous sentons bien cette chaleur moite, tellement désagréable. Il doit pourtant faire un peu moins de 25°. Le climat engendre également un changement de végétation. Nous sommes passés dans un climat subtropical, les palmiers et bananiers font désormais partis du paysage.
Notre cheminement vers le centre nous conduit à traverser de nombreux barrages. La ville de Santa Cruz est conçue en anneaux. Le centre ville est entouré de 9 anneaux concentriques, ce qui veut dire que le dernier a une circonférence enorme comparé au premier. Toujours est-il qu’à chaque anneau, les militants ont organisé un barrage. Les barrages sont petits mais tellement nombreux que la ville en est paralysée. Après une heure de marche dans les rues vides, à avoir comme seuls décors des centaines de magasins fermés, nous arrivons enfin à l’intérieur du 1er anneau.
Un taxi nous propose ses services, nous acceptons volontiers pour nous rendre sur la place centrale. Le spectacle est incroyable, dans cette immense ville, il n’y a personne, tout, tout, tout est fermé (ou semble fermé). La ville est toute calme comme si elle avait été désertée. Quelques policiers traînent par-ci par-la mais nous sommes quasiment les seuls à nous aventurer dans ce centre ville rebaptisé centre vide !

De plus, la ville ne présente pas un charme fou, la place est sympa mais la visite est vite faite. Nous posons nos affaires sur un banc pour prendre le temps de réfléchir à la suite. Devant nous se trouve une enorme banderole revendiquant l’autonomie. Deux journalistes trouvent la pose intéressante et prennent quelques clichés de cette scène atypique : deux voyageurs perdus au milieu d’une ville VIDE.
A la suite de cela, ils viennent nous interviewer et nous demandent comment nous avons réussi à rentrer, d’ou nous venons, combien de temps nous restons en Bolivie …c’est rigolo, nous serons demain dans le journal Bolivien ! Sachant que le nom du journal nous a échappé, je préfère prendre la même photo moi-même afin d’avoir un souvenir de cette journée vide. Nous avions prévu de faire appel à une agence afin d’aller 2 jours en Amazonie dès aujourd’hui…c’est loupé. Cette ville Fantôme est très impressionnante mais on s’y ennuit très vite ! Après avoir fait trois fois le tour du centre sans grand intérêt, nous n’avons plus rien à faire ni à manger. Nous finissons par trouver un restaurant qui a ouvert clandestinement, les stores sont fermes, mais à un endroit le store est à moitié ouvert, ce qui permet de nous glisser à l’intérieur.
Ce restaurant assez chic sera notre QG de la journée, nous passons 3 heures attablés à regarder la télé, à discuter longuement puis à écouter les autres discuter …ce n’est pas passionnant mais c’est toujours mieux que de ne RIEN faire. A la sortie de ce lieu clandestin, nous cherchons un hôtel ou poser nos affaires. Heureusement ils ont eu la bonne idée de laisser les hôtels ouverts. Les prix pratiqués sont bien plus élevés que dans le reste de la Bolivie. Nous passons d’hôtels en hôtels pour avoir le meilleur tarif, comme c’est notre seul occupation nous prenons bien soin de trouver le moins cher. Bingo ! En voilà un à quatre euros chacun ce sera parfait ! Puisqu’il n’y a rien à faire, nous restons dans notre chambre à faire la sieste…bien triste journée, mais bien reposante. La petite télévision branchée sur TV5 monde nous accompagnera dans notre sommeil. Quelques cafards sont aussi là pour nous tenir compagnie… A 17h, nous retentons un tour de centre ville, la vie a repris un petit peu, plus de monde se ballade dans la rue …mais les magasins sont toujours fermés…sauf notre QG ou nous retournons prendre un café. ENFIN ! A 19h la ville change. Les restaurants commencent à ouvrir et des voitures circulent dans la rue, le blocus à été levé ! Beaucoup d’enseignes restent fermées mais cela ne nous empêche pas de passer une soirée normale dans une ville qui commence à ressembler à quelque chose. Comme le blocus est levé, la gare routière est a nouveau ouverte. Nous en profitons pour choisir, non sans mal, la compagnie à qui nous allons faire confiance pour nous conduire à Asunción au Paraguay. Le départ est prévu après-demain à 19h. Nous repérons également les agences de voyage pour demain, puisque même si c’est avec un jour de retard, nous souhaitons tout de même rentrer dans le monde merveilleux de la JUNGLE !
Une ville de 2 millions d’habitants VIDE c’est vraiment très impressionnant mais soyons clair, cela devient très vite « CHIANT ! ».
Publié à 02:24, le 19/08/2008, Samaipata Mots clefs :
Sucre : jour 2 - Lundi 18 Aout
Etant donné que nous avons loupé notre bus hier, ce jour va nous permettre de récupérer un peu dans cette course aux pays ! Nous dormons comme des bébés jusqu’à 10 h, un bon moyen de se remettre sur pied avant d’attaque la suite du voyage. Les planches des chambres ne nous ont pas empêché de nous reposer. Le temps de faire trannnnqquuuiilleemment notre sac, nous sortons de cette auberge, que l’on peut qualifier de « pourrie » vers 11H. Cette fois, la ville a complètement changé d’ambiance. Comparée au calme de la veille, nous assistons au grand bazar habituel. Les rues fourmilles de monde à nouveau. Nous retrouvons la vraie bolivie. Pour ne pas louper notre bus une deuxième fois, nous prenons un taxi direction la gare routière. La galère n’est pas finie ! En effet, le chauffeur de Taxi nous annonce qu’une grève générale est prévue pour demain dans la région, donc notre bus n’est pas sûr d’arriver à Santa Cruz puisqu’ils risquent de bloquer toutes les routes. Nous cherchons le plus de renseignements possible concernant cette grève. Nous commençons par les compagnies de bus, qui elles, nous certifient toutes que leur bus arrivera à Santa Cruz sans problème. L’heure tourne et nous ne savons pas quelle compagnie de bus prendre. Certaines partent à 16h et d’autres à 18h. Dans l’absolu, nous préférerions 18h pour avoir le temps de flâner dans Sucre mais sommes-nous sûr d’arriver à bon port ? L’office de tourisme, les policiers, les gardiens et même quelques touristes français s’accordent à dire que les routes seront bloquées …mais personne ne sait exactement à quelle heure. 
Tant pis, nous prenons le risque de prendre le bus de 18h. Cette histoire nous a donne faim et un bon gros repas à 95 centimes (record battu) n’est pas de refus pour nous requinquer. Il nous reste à présent 4 bonnes heures pour profiter pleinement de la charmante ville de Sucre. Ce lundi, la ville a retrouve son âme. Pour découvrir le cœur d’une ville Bolivienne, la technique infaillible est de se rendre au marché central. Celui de Sucre est particulièrement grand, les couleurs et les odeurs des marchés sont toujours des moments particuliers. Ce sont aussi des endroits ou il fait bon prendre des photos.

Justement je photographiais tranquillement le marché quand un policier m’interpelle d’une voix seche : « pourquoi vos prenez des photos ?»..Hé bien,´lui répondis-je, c’est pour avoir un souvenir de ce jolie pays. Tout à coup, il change complètement de ton. Il me demande d’ou je viens, ce que je pensais de la bolivie et me questionne même sur la qualité de vie en France. L’interpellation se transforme en dialogue interculturel bien sympatique. Pour finir, il me sert même la main lorsque je décide de mettre fin à la conversation qui aurait pu durer des heures. Ce sont souvent ces rencontres inattendues qui sont les meilleures. Notre après-midi comme notre matinée ressembla à une journée de repos. Nous déambulons tranquillement sans nous presser dans les rues de la ville blanche. C’est le moment également de faire quelques achats de babioles touristiques dans les magasins à touristes ! Voilà l’après-midi est passé, il est temps de partir, de reprendre notre marathon sud-Américain. Notre objectif est de voir le plus de choses possibles ce qui rend le rythme des vacances assez soutenue : mais tellement passionnantes ! Nous nous installons donc dans le bus direction Santa Cruz qui est à 13 heures de bus d’ici. L’installation dans le bus de nous ravit pas forcement, la guichetière nous avait promis un super bus Cama(lit) avec toilettes. Bilan : nous voyagerons dans un bus normal sans toilettes (Yoann le pissou est déçu de ne pas avoir de toilettes). Enfin…on ne va pas se plaindre quand même, nous sommes en Bolivie et ce genre d’inconfort est sommes toute monnaie courante dans ce pays. En voyageant à l’arrache, nous acceptons sans problème ce genre d’inconvenus .
Publié à 02:19, le 18/08/2008, Sucre Mots clefs :
Sucre et le Marche de Tarabuco! - Dimanche 17 Aout
Le réveil sonne à 8 heures. 3 heures de sommeil, c’est vraiment trop court surtout lorsqu’on est dans des bons lits comme ceux là. Nous prenons un bon petit déj à l’hôtel, puis à toute vitesse nous entassons nos affaires dans notre sac pour ne pas louper le bus pour Tarabuco. Tarabuco est une magnifique petite bourgade à 1h30 de sucre ou tous les dimanches, se tient l’un des plus grands et plus colorés marché de toute la Bolivie. Nous prenons un bus collectivo pour nous y rendre. L’entrée dans le village nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Des centaines d’étalages bordent les rues et de toute la commune. Ce petit village très charmant avec sa petite place et sa petite église est véritablement envahie de marchands et d’acheteurs. Les couleurs sont magnifiques. Le mélange des produits et du décor naturel nous ravi. Les indiens des environs arrivent par camions entiers ou à pied. Pour les repérer, il suffit de regarder leurs chapeaux qui est différent selon la région d’ou ils viennent.

Autre particularité, tout le monde porte des chaussures fabriquées avec des pneus. D’ailleurs, l’étalage de chaussures en pneu est immense …mais il ne donne pas trop envie. L’endroit est vivant et coloré, mais les tarabucos sont de redoutables négociateurs. Nous prenons donc plaisir à faire quelques achats en négociant au meilleur prix. Le marché central avec ses fruits et légumes est la partie la plus typique mais aussi la plus odorante.

Chaque pas nous entraîne vers une nouvelle saveur inconnue de nos papilles ! Un plaisir ! Au bout de trois tours de village, notre bourse n’et plus très remplie. Il faut dire que nous n’avons pas pensé à retirer d’argent avant de partir et même en cherchant bien, il et impossible de trouver un distributeur dans ce village. Il est 13 h, nous décidons donc de prendre un bus revenant sur Sucre. Il nous restera l’après-midi pour visiter la magnifique ville de Sucre. Le problème est que nous ne trouvons aucun bus pour rentrer. Personne ne veut nous ramener. Après avoir demandé à tous les chauffeurs, nous trouvons enfin un collectivo qui part à 13h30. Pendant 1h30, c’est encore et toujours un spectacle grandiose. Au détour de chaque vallée, les paysages sont d’une beauté scotchante (à la fenêtre du bus !). Le bus nous laisse dans le haut de la ville. Parfait, la descente à pied sera une occasion de sillonner la ville pour connaître tous ses quartiers même les moins touristiques. Le seul inconvénient est le jour, nous sommes dimanche et quasiment TOUT est fermé. Notre unique occupation est donc de déambuler dans chacune des rues pour découvrir le trésor architectural et culturel de Sucre. Sucre est la capitale constitutionnelle du pays. Elle est surnommée la cité Blanche.

En effet, tous ses murs sont d’une blancheur immaculée. Je trouve qu’elle ressemble à Arequipa au niveau de ses couleurs…mais pas Yoann ! Cette ville est classée patrimoine mondial par l’UNESCO. Ils ont quand même du goût à l’Unesco, ils ne se trompent jamais. Lorsque une ville est classée au patrimoine mondial , elle est toujours magnifique. Nous avons admiré la ville mais nous n’avons pas pu vivre pleinement l’ambiance, en effet les rues sont vides. Tant pis, nous souhaitons prendre la bus pour Santa Cruz dès ce soir. Nous récupérons nos mochillas (sac de randonnées en espagnol) et à 18h30, nous sommes au terminal de bus. D’habitude, nous trouvons toujours un bus pour aller là où nous souhaitons …cette commodité s’arrête ce soir. Nous avons beau passer de guichet en guichet, tous les bus pour Santa Cruz sont partis. Notre seule solution est de rester à sucre ce soir. Dans l’absolu, cela ne nous pose aucun problème mais notre programme risque d’être modifié : nous sommes déjà le 17 Août ! Nous mangeons pour 2 euros à côté de la gare des bus. On essaye d’appeler une compagnie d’avions au cas ou il y ait des vols mais dans le centre d’appel, nous n’arrivons pas à faire fonctionner le téléphone. Puis nous voilà partis dans un délire, on appelle 3 connaissances en France sur leur portable…juste parce que c’est pas cher ! Et rebelotte, nous explosons de rire dans notre cabine à regarder les quelques euros passé dans nos coups de fils à l’autre bout du monde. Nous avons presque honte de notre comportement de RICHE face à la pauvreté qui nous entoure! Une fois le ventre bien rempli, nous retournons dans le centre où nous trouvons une petite auberge (sans télé) pour 3 euros 50 chacun. Ce sera très bien pour récupérer de la petite nuit de la veille. Avant de dormir, nous sortons boire un verre dans un petit bar sympa mais la fatigue est telle que nous rentrons.
Publié à 07:30, le 17/08/2008, Sucre Mots clefs :
Potosi et ses mines...VRAIES MINES ! - Samedi 16 Aout
Ouf ! Après 10 heures d’inconfort dans un bus rempli, nous arrivons enfin à destination : Potosi. Encore une magnifique petite ville au style colonial. Cette ville est également classée au patrimoine mondial par l’Unesco. Il est 6 heures 30, les rues sont vides mais le froid est bien présent. Nous sommes à 4100 m d’altitude. C’est la ville de plus de 100 000 habitants la plus haute du monde ! Malgré un temps glacial, nous apprécions ses petites ruelles pavées et sa place centrale entourée de magnifiques bâtisses datant du 17 ème siècle. Ah ! Un bar d’ouvert ouf ! On va pouvoir se réchauffer. Un bon café chaud par ce temps, comme c’est agréable ! A Potosi, ce qu’il ne faut surtout pas manquer, ce sont les mines d’étain et de fer. Elle sont encore en activité et l’on peut entrer pour rencontrer les mineurs dans ses souterrains. En prenant le petit déjeuner, d’autres français s’installent à côté de nous. Ils partent dès ce matin dans les mines. Nous hésitions entre le matin et l’après-midi et du coup nous choisissons de suivre ces deux instits (hé oui encore !). L’agence est juste en dessous du café. Nous laissons nos gros sacs à l’agence et nous voilà parti pour pénétrer dans l’univers incroyable des mines. Pour rentrer, il faut d’abord s’équiper ! Une bonne tenue de mineur nous est fournie : bottes, pantalon et veste. 
Nous sommes une trentaine, mais lorsqu’il faut choisir entre visite en espagnol et visite en anglais le groupe se scinde en deux et nous ne sommes que 10 à prendre espagnol. En fait 9 français et 1 italien. Comme c’est un guide pour 5, le groupe est encore séparé en deux. Nous commençons par visiter l’exploitation de la roche à la sortie de la mine. D’énormes machines broient la pierre qui sort de la mine. La poussière obtenue est mélangée avec de l’eau. L’étain ou le fer se trouve dans la mousse de cette solution. Des racleurs récupèrent la mousse d’où est extrait du fer ou de l’étain pur ! La visite de cette usine est passionnante mais nous attendons avec impatience l’entrée dans la mine. En route, les mines sont encore plus hautes dans la montagne. Avant de monter, nous achetons de la dynamite, de la coca et quelques rafraîchissements pour les mineurs, c’est la coutume des touristes. Nous voici enfin devant l’entrée de la mine avec un foulard ou un masque anti-poussière. L’entrée dans la mine nous calme tout de suite, on s’attendait à un truc à touriste tranquille, et bien pas du tout.

Au bout d’une centaine de mètres, nous voilà complètement plongé dans le noir. Seules nos lampes frontales posées sur notre casque nous éclairent dans ces couloirs étroits. Les couloirs sont tellement petits et étroits que nos casques butent sans arrêt dans les rebords. On s’arrête un instant dans une sorte de musée ou des explications sur les croyances des mineurs sont données puis on continue. L’italien est pris d’une crise de claustrophobie…ce qui est compréhensible. L’altitude, la poussière épaisse et la difficulté des passages étroits : personne ne fait son malin ! Plus on avance et plus la sortie est loin derrière nous. Une autre française décide de faire demi-tour. Heureusement un autre guide est là au cas où. Puis nous continuons vaillamment, nous descendons deux niveaux à quatre pattes …ce n’est pas du tout rassurant, la sortie est loin et l’air très poussiéreux est étouffant ! Imaginez-vous enfermés dans un trou sans aucune issue de secours, à quatre pattes dans la poussière avec des gens derrière vous ou le demi-tour est impossible, le moindre problème, ce serait la catastrophe ! Au niveau – 4, nous rencontrons un mineur entrain de travailler dans une chaleur intenable. Il nous explique la technique de creusage, une fois assis à le regarder, c’est bien intéressant ! Nous lui offrons les provisions achetées avant de rentrer et nous remontons. Il y a au choix, soit remonter par le même chemin, soit suivre le rail tout droit pour sortir à ce niveau. Qui veut remonter se met à gauche... Je suis le seul à vouloir tenter l’aventure ! Tous les autres sont face à moi, même Yoann, tant pis je veux remonter quand même. J’ai un guide pour moi tout seul ! Pas très rassuré au début, en fait, la remontée s’effectue sans aucunes difficultés particulières ! J’ai même aidé des mineurs à pousser un chariot remplis de pierres, comme dans les dessins animés. Une fois sortie, c’est une grosse bouffée d’air frais : comme ça fait du bien ! Les autres ne sont pas encore remontés, je discute donc avec celle qui est sortie plus tôt et avec l’italien. La française est Kiné à Toulouse et l’italien…je ne sais pas. Au bout d’une demi-heure de discussion, l’inquiétude de ne pas revoir le groupe commence à se faire sentir. D’ailleurs, le guide présent avec nous ne semble pas rassuré non plus. Au bout d’une heure au milieu de bruits d’explosions de dynamites, le guide décide de redescendre. Dix minutes plus tard, il remonte et nous dit de monter dans le bus et nous redescend à l’agence sans notre groupe. MAIS OU EST YOANN ? On finit par comprendre que le programme prévu dans la mine n’a pas eu lieu et qu’ils sortiront seulement dans 30 minutes, c’est à dire 1h30 après l’heure prévue ! Impatiemment, nous restons à l’agence …l’attente parait interminable ! ET enfin, les voilà !! En fait, la sortie à l’endroit prévue était interdite aux touristes, ils ont donc dû remonter par le chemin que j’avais choisi ! Enfin le principal est qu’ils soient sortis…ouf ! Les guides ne font pas trop les malins une fois réunis. Pendant le retour, Yoann fait connaissance avec une parisienne et son frère, elle nous collera tout l’après midi. Il nous reste 3 heures pour visiter la magnifique petite ville de Potosi mais elle reste ces 3 heures à nous parler sans cesses de ses projets. Elle est intéressante 5 min mais tout l’après-midi, c’est lourd. Au moins, son frère n’est pas embêtant, il ne dit Rien. Potosi à vraiment un charme particulier.
Nous mangeons une soupe dans le petit marché. Une fois la soupe finie, je vois les mouches sur la viande posée sur un meuble : Beurk. La visite est efficace, le guide dans une main et l’appareil photos dans une autre, nous parcourons les petites ruelles. Maisons à colombages, Eglise, Place principale, la visite est rapide mais suffisante pour nous imprégner de cette ambiance tranquille tellement différente de La Paz ! Evidemment, le « magnétophone parisien » est en route tout au long de l’après midi jusqu'à notre départ à 17 h. 3 heures de bus sont nécessaires pour rejoindre notre prochaine destination : Sucre. Dans le bus, nous cherchons une adresse d’un hôtel avec télévision pour pouvoir regarder les finales d’aviron aux JO de Pékin, elles sont à 4 heures du Matin. Une fois à Sucre, un taxi nous descend sur la place principale. Nous trouvons l’adresse choisie : C’est un hôtel 3 étoiles !!! Tant pis, nous rentrons dans ce palace pour demander les prix. Ils ont une chambre pour Deux à 7,5 euros chacun : Incroyable ! A ce prix-là, pourquoi hésiter. L ‘hôtel est magnifique avec un patio d’une jolie couleur rouge avec fontaine, fleurs et pelouse. Enfin, l’hôtel de luxe pour vraiment pas grand chose…Cette situation nous vaut une nouvelle fois un bon fou rire lorsque nous rentrons dans notre jolie chambre. D’ailleurs, il y a une plaque sur le mur pour préciser que le Ché à dormi dedans…est ce vrai ? Une bonne pizza et un passage à la supérette pour faire des provisions (de bières entre autres !) et nous voilà parés pour la nuit ! Au bout d’une demie-heure, je dors tellement je suis fatigué : mission échouée ! Mais non, je me réveille à 3 heures du Matin quand Yo va se coucher. Je communique par texto avec ma sœur Pauline qui est dans les tribunes d’aviron en Chine ! Lorsque les courses commencent, elle m’envoie un texto et Là, ENORME déception : la chaîne bolivienne préfère retransmettre le Tennis plutôt que l‘Aviron. Il est 5 heures, les courses d’aviron s’enchaînent et toujours rien. Mais à 5h10, miracle ! Une course : c’est le 8 féminin. Aucun bateau n’est français, mais peut-être vont-ils diffuser les autres courses. NON, ils repassent au tennis définitivement. Vraiment déçu, je retourne me coucher vers 6h. Sachant que le départ est prévu à 9h, la nuit sera courte. Après les frayeurs de la mine et l’attente des courses d’aviron, cette journée était chargée en émotions, mais aussi en fous rires !
Publié à 07:27, le 16/08/2008, Potosi Mots clefs :
La paz : vivre une ville ! - vendredi 15 Aout
Ce matin, nous prenons bien notre temps pour nous reposer …parfois cela fait du bien. Nous ne sortons que vers 10 heures, mais ce n’est pas encore le moment de visiter cette cité immense. Nous devons récupérer notre carnet de vaccination au Centro Piloto. Un chauffeur de taxi très gentil nous y conduira pour quelques centimes. Une signature, 7 euros, et voilà nous avons notre carnet officiel, je peux rentrer au Brésil et nous pouvons aller dans la jungle (si le temps ne manque pas…). Le même vaccin en France serait beaucoup plus cher. Mais peut être beaucoup plus sur aussi. Il est quasiment 11 heures, on peut enfin profiter pleinement de la ville sous le statut de « touristes ». Le prochain rendez vous est à 15 heures avec Sœur Marguerita. Pour visiter La Paz, rien de telle qu’une bonne marche. Nous descendrons du Centro Piloto au centre sans prendre de Taxi. Nous passons devant l’ancienne gare qui est un magnifique bâtiment colonial. Lorsque l’on déambule au milieu de rues, les petits commerçants vendant de tout et de rien sont omniprésents. Même les petits parcs où les petites places sont envahies ! Nous descendons jusqu’à la place San Francisco qui est la plus touristique mais aussi la plus belle ! Une magnifique église sur une place ! Notre après-midi est surtout consacrer à acheter quelques souvenirs, nous avons chacun des idées précises. Chaque achat de babiole fait l’objet d’une négociation. Même si les prix sont bas, les commerçants voyants des gringos comme nous arriver, ils en profitent pour gonfler les prix ! Voici notre nouvelle chasse aux trésors, trouver ce que l’on veut le moins cher possible.

Nous repartons tous deux satisfaits de nos achats mais nous n’avons pas tout trouvé ! Tant pis, il est 15 heures ! Je vais rejoindre Sœur Marguerita au collège Sacré Cœur. Yoann pendant ce temps-là finit ses achats et visite le musée de la Coca. Au collège, je retrouve Sœur Amparo qui attend Sœur Margarita. Elle est tout impatiente de la retrouver et lorsqu’une toute petite sœur très âgée arrive à petits pas, Amparo esquisse un grand sourire. « c’est elle ! ». Par contre, elle ne parle que Espagnol, tant mieux je pourrai travailler ma langue. Sœur Amparo ne peut pas rester avec nous car elle doit travailler. Amparo arrête un taxi, donne de l’argent à Sœur Margarita et indique le cimetière. Je me retrouve avec sœur Margarita dans un Taxi à parler de Sœur Marie Chantale ! Encore une fois, et c’est encore plus visible, elle en parle avec passion et beaucoup de regrets. Elle parle de sœur Marie Chantale comme si elle était décédée il y a très peu de temps. Elle l’aimait beaucoup et me dit que tout ceux qui la connaissaient l’aimaient tout autant ! Elle dit plusieurs fois : « ainsi va la vie ». Le cimetière où nous arrivons est immense. C’est l’unique cimetière de la ville. Elle connaît parfaitement l’endroit du tombeau dans ce grand labyrinthe. Le collège Sacré Cœur a un mausolée avec le tombeau de toutes les sœurs décédées. Ce qui est étonnant, c’est que la seule tombe fleurie est celle de sœur M.Chantale !

Elle me précise qu’en 25 ans, la tombe n’a jamais eu de fleurs fanées…pourtant il n’y a qu’une seule clé pour ouvrir le tombeau, mais elles se relaient pour ne pas l’oublier. Elle a l’air à la fois triste et à la fois heureuse de partager ses émotions et ses souvenirs avec moi ! Après ce moment de partage, je redescends toute la ville avec elle. J’ai le droit à une visite guidée même des coins les moins touristiques. Elle me fait passer par la rue de la contrebande ou des centaines de commerçants sont installés avec des étalages de marchandises volées ! Puis nous traversons la rue des bouchers, des cordonniers…c’est beaucoup plus intéressant avec un guide qui connaît parfaitement la ville ! Elle me paye un yaourt dans la rue. C’est rigolo de manger un yaourt en pleine rue avec une Sœur. Les gens la sollicitent parfois avec beaucoup de respect ! Enfin, en bas de la ville, nous rentrons dans un café où nous continuons notre discussion autour d’un café et un bout de gâteau. Nous terminons ces deux heures de discussion face au collège ! J’ai vraiment passé un après midi très agréable avec Sœur Marguerita. J’en ai des choses à transmettre à mon voisin, je garde tout cela dans un coin de ma tête pour ne pas oublier. Enfin, je ne sais pas si je pourrais oublier un jour ces témoignages de La Paz. Je retrouve Yo au Musée de La coca où nous buvons une bière et un café à la Coca ! Pour profiter du coucher du soleil, nous prenons un taxi qui nous conduit à un Mirador en haut de la ville. Le spectacle est saisissant, cette immense capitale en ébullition dans cette vallée magnifique, c’est superbe. D’ailleurs, nous ne sommes pas les seuls à en profiter, de nombreux autres touristes sont présents. Voilà, notre séjour à La Paz se termine ainsi. Nous récupérons nos sacs, puis c’est direction la gare routière. Nous arrivons à trouver un bus pour Potosi, dans le sud du pays, mais le confort est à laisser de coté. Nous allons passer 10 heures coincés dans ce bus !
Publié à 06:17, le 15/08/2008, Mots clefs :
LA PAZ : Mission impossible? - jeudi 14 Aout
L’objectif de la journée est d’arriver à La paz…l’objectif d’hier était le même mais aujourd’hui on va y arriver. Une personne de l’agence Tour Bus est bien présente pour nous donner de nouveaux billets direction la Paz .La plainte à la police a vraiment été efficace. Nous partons donc tous les 4 dans un bus direct pour la Paz. Enfin pas tout à fait direct, après avoir longé une nouvelle fois le Lac Titicaca, nous voilà au bout de la route. Face à nous : Le lac ! Tout le monde descend pour traverser le lac en petit bateau afin de rejoindre la route qui continue de l’autre côté. Le bus lui passe sur un bateau tout plat fait de planche de bois. D’ailleurs, il est à moitié installé de travers, j’aurais pas trop confiance à la place du chauffeur, enfin il a l’habitude. Une fois le passage du lac terminé, le trajet jusqu’à la Paz est ENFIN sans arrêt ! En se rapprochant de cette capitale, les sommets des montagnes sont de plus en plus haut. Nous retrouvons même des sommets enneigés. La dernière fois que la neige était visible, c’était à Santiago. Le niveau de vie en Bolivie est visiblement encore plus bas que le Pérou. D’ailleurs, cette pauvreté est bien visible en arrivant sur El Alto qui est la banlieue haute de La Paz. Oui, dans cette ville, les quartiers riches sont en bas et les quartiers défavorisés culminent à 4000 m en haut de la ville. Cette capitale est vraiment différente de toutes les capitales et grandes villes que j’ai pu visiter en Amérique Latine. Le routard la qualifie comme l’un des chaos urbains les plus bariolés, bruyants et mouvementés qui soit ! C’est exactement la définition exacte de cette ville. Plus vulgairement, c’est le GROS BORDEL ! Ce n’est qu’une ville de 2 millions d’habitants mais je soupçonne la population de ne jamais rentrer chez elle. Ce n’est pas possible, les rues sont remplies sans cesse. Des vendeurs ambulants, des taxis, des ouvriers, des employés, des étudiants et puis de nombreuses autres personnes qui sont là mais tu ne sais pas ce qu’ils font de leur vie. Je retrouve dans ce chaos une similitude avec Beyrouth ! Toutefois, La Paz est située dans un immense canyon entouré de centaines de pics enneigées de plus de 5000M. Le dénivelé de cette capitale la plus haute du monde est de 800m. A 12 h, nous prenons un taxi avec Manu et Francesca, ils connaissent un hôtel pas cher. Effectivement, il n’est pas cher : 2,5 euros chacun ! Les prix en Bolivie sont extrêmement bas, c’est vraiment différent des pays du sud de l’Amérique latine. Après une bonne douche chaude nous réunissons nos vêtements sales (enfin tous nos vêtements en fait) et nous partons à la recherche d’une laverie. Et bien dans ce bordel complet, difficile de trouver une laverie. Les rues sont tellement remplies que l’on se fait bousculer de partout. Nous finissons par demander à un hôtel 3* qui nous indique enfin une bonne adresse. Nous récupérerons notre valise propre ce soir. Il est temps de manger. Nous rentrons dans une sorte de cantine-resto. Entrée, soupe, plat de résistance, dessert et café : 1 euros 20. Ce prix nous a valu un bon fou rire tellement il est dérisoire… surtout lorsque nous avons pensé à mettre un pourboire ! Le ventre bien rempli, notre prochain objectif n’est pas encore de visiter la ville mais de nous rendre à l’ambassade de France qui est dans les quartiers riches dans le bas de la ville. En Taxi, pour 50 centimes, nous nous y rendons. Notre passage à l’ambassade est dû à notre NON-vaccination de la fièvre jaune. Lorsque l’on passe en Bolivie pour rentrer au brésil, il faut impérativement être vacciné contre la fièvre jaune et comme mon vol retour est de Sao Paulo, je dois impérativement me faire vacciner. De plus, avec Yoann, nous souhaitons nous rendre 1 ou 2 jours en Amazonie et ce vaccin est fortement conseillé ! Le gendarme de l’ambassade confirme l’obligation de vaccin dans ces deux cas. Il nous met en garde contre de nombreux faits actuels : ne pas se taper de petites sans capote, faire attention aux faux taxis qui enlèvent les touristes, se protéger contre le palu, la dengue….ect, si on écoutait l’ambassade, on resterait dans leurs locaux. Il a tout de même été efficace puisqu’il a appelé le médecin de l’ambassade qui a transmis une adresse où se faire vacciner. A la sortie de l’ambassade, on saute dans un taxi pour le Centro Piloto .Ce centre ressemble à une clinique du début du siècle …entretenue à l’image de ville (plus vulgairement : toute pourrie). Le médecin tout droit sorti d’une pièce de théâtre nous sort la scène du médecin un peu cinglé avec son infirmier simplet ! Il parle fort et articule bien : un bon acteur mais la palme d’or revient à l’infirmier simplet qui tient terriblement bien son rôle. 
Toujours est-il qu’en 20 minutes, le vaccin était fait sans douleur. Nous devons par contre revenir demain pour avoir notre carnet de vaccination officiel et accessoirement payer le vaccin. A la sortie, nous sommes écroulés de rire de ce moment unique en espérant tout de même avoir été bien vacciné. Nous avons suivi aveuglément les conseils de l’ambassade, c’était bien drôle. La visite de la ville n’est pas encore pour tout . Une mission m’a été confiée avant de partir par mon voisin, que je dois accomplir à la Paz. Le défi est le suivant, retrouver une personne qui avait écrit une lettre de condoléances il y a 25 ans à la suite du décès de la sœur de mon voisin. La sœur de mon voisin était Sœur et enseignait dans un collège ici à La Paz. Celle qui à écrit cette lettre s’appelle Amparo Zalles. J’ai une adresse mais lorsque je l’ai montrée au chauffeur de taxi, qui faisait tout pour nous aider, il nous a précisé que cette adresse est incompréhensible car c’est juste un code postal .Il faut aller à la poste demander d’où elle a été envoyée, « je vous emmène tout de suite » dit-il. Une fois à la Poste, au bout de 3 bureaux, nous avons le renseignement. Le collège se trouve à deux minutes à pied de la poste. Parfait, nous y allons. On se croirait dans une chasse au trésor, c’est excitant et entraînant ! Nous sommes à la bonne adresse, encore faut-il que Amparo Zalles soit encore dans le coin. De plus, nous ne connaissons pas son âge, peut être est-elle décédée. « Buenas tardes, quisieramos hablar con Amparo Zalles » (bonjour nous voudrions parler à Amparo Zalles).L’hôte d’accueil assez surprise nous dit qu’elle n’est pas sur le site actuellement (Cela veut dire qu’elle existe). Un sentiment de réussite nous envahie …tout excité, je lui demande « mais quand est ce qu’on peut la voir » puis je montre la lettre. « Attendez je vais l’appeler » : COOOL. Elle est au bout du fil, celle qui a écrit cette lettre il y a 25 ans ! Puis elle me la passe, elle ne parle pas très bien le français parcequ’elle ne le pratique plus depuis le décès de Sœur Marie Chantale (la sœur de mon voisin !) Je lui raconte le pourquoi de ma venue, elle dit « j’arrive au collège attendez moi ». Wahhouu, c’est énorme on va la voir en vraie. Elle arrive 10 minutes plus tard, une petite grand-mère de 70 ans qui est l’actuelle directrice du collège du Sacré Cœur. Nous nous installons dans une petite pièce du collège où nous échangeons pendant 20 minutes. Elle nous parle de Sœur Marie Chantale qui était visiblement très appréciée, tous ses anciens élèves s’en souviennent. Elle en parle avec beaucoup d’émotion et nous confie qu’elle a trié des papiers la concernant cet après midi même. Quelle coïncidence ! Même si nous n’avons aucun lien de parenté avec cette sœur décédée lorsque nous n’étions pas nés, elle nous transmet un témoignage poignant que je retransmettrais avec plaisir à mon voisin qui attend avec impatience de mes nouvelles. C’est assez surréaliste de se retrouver autour d’une table à parler d’une personne que je n’ai jamais connue mais qui lors de cet entretien me paraît si proche ! 
Il ne reste que 3 personnes qui ont travaillé avec Sœur Marie Chantale et Sœur marguerita qui était la directrice du collège à l’époque est justement a La Paz en ce moment. Amparo prend le téléphone et l’appelle immédiatement. Nous avons rendez-vous demain à 15 h pour la rencontrer, elle nous emmènera au cimetière voir le tombeau. Le rendez-vous est pris pour demain ! Suite à cet entretien, nous déambulons avec un sentiment de satisfaction dans les rues chaotiques de cette gigantesque ville. Nous avons réussi ! Les rues sont toujours aussi remplies, cette ville est vraiment à vivre ! Et le fait d’avoir bourlingué toute la journée sans l’avoir visitée nous a rendu plus intime avec elle. En quelques heures, nous l’avons adoptée et elle nous a adopté. Un petit bémol sur la soirée, nous sortons manger avec les 2 espagnols, mais à 23 h, quasiment tout est fermé, même si la ville vit encore, nous trouvons nulle part ou aller…sauf un petit restaurant bien touristique où nous passons une bonne soirée tous les 4 à se raconter notre journée .Eux se sont préparer pour escalader le sommet de 6000 m aux abords de la ville. Chapeau ! Ce jour un peu à part était EXCELLENT !
Publié à 06:05, le 14/08/2008, Mots clefs :
Une nuit au bord du Lac en Bolivie ...PAS PREVUE ! - Mercredi 13 Aout
Au réveil, durant un instant, j’avais oublié l’endroit où j’étais. Cette impression est assez fréquente lorsque l’on voyage. Ha oui, je suis sur une île au milieu du lac Titicaca. Le petit déjeuner assez copieux nous permet de reprendre assez de force pour porter notre sac jusqu’au port. Les adieux sont assez froids avec notre hôte, mais nous avons tout de même passé un bon moment dans cette petite maison typique. A 8h, bien installés dans le bateau, nous retrouvons Joelle et Hélène qui étaient logées dans une autre famille. Contrairement à nous, elles ont pu avoir de réelles conversations avec la famille. Les retrouvailles sont étonnantes, nous pourrions croire à un retour de vacances ente amis ! Le bateau démarre mais la conversation continue. Chacun raconte à sa manière des petits détails de sa propre aventure sur cette île. Les échanges étaient riches et passionnants parce que chacun l’avait vécue différemment. Après une heure de papotage, nous amarrons sur l’île de Tasquile. Cette île est un peu plus grande mais beaucoup plus touristique. Nous débarquons tout les 6 et nous resterons les 3 heures ensemble. Nous commençons par visiter la place centrale qui nous paraît fade comparé à l’île d’Amantanie. Il manque une âme dans ce village « trop » touristique. Il est bien évident que le paysage est tout de même magnifique car très semblable aux autres îles. Une fois restaurés à la petite supérette du supermarché, nous prenons le chemin des ruines. La ballade devient plus vraie, en effet, nous sortons du flux touristique pour trouver les habitants au milieu de leur propre terre. Nous ne trouverons jamais les ruines mais qu’importe, les paysages tous plus beaux les uns que les autres sont déjà une forte récompense. Une dernière photo de groupe et nous remontons dans le bateau pour 3 h de navigation jusqu’au port de Puno. Nous profitons de ce moment pour échanger nos adresses et programmer la suite de notre voyage. A 15 heures, nous arrivons à Puno, c’est l’heure des aux revoirs, ils sont beaucoup plus chaleureux qu’avec notre hôte. Encore une séparation …snif ! Joelle et hélène prennent la même direction que nous, c’est-à-dire la gare routière. En chemin, nous tombons sur un défilé déguisé dans le port. Une fanfare devance des danseuses folkloriques et les garçons sont déguisés en gorilles…étonnant ! Quelques photos nous suffisent, nous ne suivrons pas tout le défilé. A la gare tout va très vite. Nous cherchons un bus pour La Paz, c’est là maintenant tout de suite, puisqu’il n’en reste plus qu’un. Le guichetier nous fait un papier provisoire(sans aucune valeur) et nous conduit au mini bus direction la bolivie. Nous avons juste le temps de passer dire au revoir à Joelle et Hélène. Le mini bus longe le Titicaca, les paysages de montagne autour de ce gigantesque lac d’altitude sont extraordinaires. Nous sommes installés devant et nous profitions pleinement du spectacle ! Que du bonheur ! Tout le monde descend à la frontière pour se faire tamponner le passeport. Le passage entre les deux frontières se fait à pied, c’est bien la première fois. Le chauffeur paye un autre conducteur de l’autre coté de la frontière pour nous conduire jusqu’à la Paz. Mais au bout d’une heure de route, le minibus s’arrête, nous sommes 4 à avoir un billet pour la Paz. Il y a un couple d’espagnols avec nous, mais ils parlent français. D’ailleurs, lui est allé 1 an à l’IFMA la même école que Romain. Ils sont en Amérique du sud depuis 6 mois. D’ailleurs, ce sont des grands sportifs puisqu’ils ont traversé une partie du continent en tandem. Aujourd’hui ils se rendent à la Paz pour escalader un sommet à plus de 6000 mètres, ce sont des montagnards des vrais ! Toujours est-il que nous sommes à Copacabana, une ville au bord du Titicaca et le conducteur nous annonce que le prochain bus en partance pour la Paz est demain matin, ce soir c’est impossible. Avec Yoann, nous n’avons même pas eu le temps de réfléchir à la situation que les espagnols demandent des explications, ils ont payé un peu plus cher leur billet pour aller directement à la Paz, ils sont bien décidés à ne pas se laisser faire face à ce dilemme. Le chauffeur indique le bureau de la compagnie. Du coup, nous nous rendons tous les 4 dans cette agence. Ils demandent le responsable. Le responsable doit revenir mais nous ne savons pas dans combien de temps. Le responsable arrive une heure plus tard. Manu et Francesca, les espagnols, demandent fermement des explications. Manu estime que la compagnie est responsable et qu’il doivent nous payer l’hôtel pour la nuit. La réponse est négative, la compagnie ne payera pas l’hôtel surtout à nous qui avons juste un petit bout de papier provisoire ! Manu ne se dégonfle pas et annonce qu’il va se plaindre au poste de police. Apres cette conversation sans issue, c’est ce qu’il fait ! Le Bolivien de Tour Peru (la compagnie de bus ) ne fait plus du tout son malin. Manu revient dans la voiture de police avec deux policiers. Les policiers demandent également une explication claire. A la suite de la conversation, ils exigent à ce que nous soyons logés cette nuit à Copacabana même nous avec notre billet provisoire. La situation est vraiment improbable ! Les policiers prennent notre identité puis nos billets et convoquent l’homme en question le lendemain à midi. Mais les consignes sont claires, ils doivent nous payer l’hôtel et nous trouver un bus demain matin. Les policiers nous serrent la main et s’en vont ! Le gars nous demande d’attendre un peu le temps de trouver un hôtel, puis il nous conduit dans un superbe hôtel au bord du lac. PARFAIT ! Nous sommes tous les 4 dans la même chambre. Nous sommes tous très contents de notre coup, cette histoire nous à lier tous les 4. Il est évident que sans eux nous n’aurions JAMAIS obtenu cette luxueuse chambre, on peut bien les remercier. Pour fêter cela, nous achetons quelques provisions que nous partageons dans le canapé de notre chambre. Les fous-rires sont au rendez-vous surtout après cet événement incroyable !
Publié à 04:10, le 13/08/2008, Titicaca Mots clefs :
une nuit sur une île du lac Titicaca ! - Mardi 12 Aout
Puno est une petite ville à quelques kilomètres de la frontière bolivienne, mais surtout sur les bords du fameux Lac Titicaca (qui sera la premier à rigoler de ce nom si risible…surtout en primaire!). Avec 30 minutes d’avance, nous entrons en gare routière de Puno. Il est donc 4h30 et il fait TRES FROID, cela paraît logique, nous sommes tout de même à 3850m d’altitude en plein hiver. En attendant que le jour se lève, nous squattons une cafétéria qui ouvre à notre arrivée. Nous voilà tous les quatre congelés autour d’un petit radiateur électrique. Les sujets de conversation n’ont pas de mal à fuser, malgré le froid et l’heure matinale, l’ambiance est très joviale ! Naturellement sans se le dire, nous décidons de partir ensemble sur une île du lac titicaca. On à l’impression de former un groupe uni se connaissant depuis longtemps ! Lorsque le soleil se lève, nous apercevons enfin la magnificence de ce gigantesque lac. Le lac Titicaca est le plus haut lac navigable au monde. Les petits bateaux typiques navigant sur cette immensité d’eau nous font vivre des images que l’on a tous vu à la télévision ou dans des magasines. Le but d’un voyage ou en tout cas de mon voyage est bien là : vivre les endroits ! Et la vie sur une île du Titicaca est sans doute une expérience unique. Dès nos premiers pas, dans le port, nous sommes accostés par des agences locales qui nous proposent des tours différents sur le lac. Notre choix est le suivant : nous naviguerons jusqu’aux îles Uros qui sont des îles flottantes fabriqués en roseaux puis nous débarquerons sur l’île d’Amantanie, une île traditionnelle où les habitants vivent quasiment en Autarcie .Nous resterons la nuit dans une famille sur cette île puis le lendemain, nous visiterons l’île de Tasquile qui est semblable à Amantanie mais en plus touristique. Le bateau est vraiment très rudimentaire : une coque, un moteur, une barre et quelques gilets de sauvetage. Après quelques achats de nourriture pour la famille qui nous accueillera, nous nous installons tous les quatre à l’arrière du bateau. Le soleil étant levé, la chaleur est bien présente ! La traversée jusqu’aux îles flottantes est de 40 minutes. Nous resterons une petite heure sur ces constructions étonnantes. Il y a une trentaine d îles toutes fabriqués de la même façon. Avec de la tourbe flottante comme base, les uros entassent des roseaux qui font office de plancher, c’est vraiment très étonnant.

Les maisons, les bateaux, les lits…tout est fabriqué en roseaux.La population vie exclusivement de la pêche mais aussi du tourisme qui est omniprésent dans ce coin du lac. Nous reprenons le bateau pour l’île d’Amantanie. Durant la traversée de plus de 3h, nous sympathisons avec un couple belge. Lui est ingénieur en agronomie et elle est prof sur Bruxelles ! Des liens se créent tellement rapidement que notre groupe s’agrandit. Nous voilà 6 : 3 français et 3 belges. Lors de notre arrivée sur l’île, c’est un peu comme une colonie de vacances, le capitaine du bateau avec son joli manteau CAPITAINE nous confie à une hôte. Les habitants étaient là pour nous accueillir à la sortie du bateau. Le système de logement chez l’habitant est très bien organisé, chaque jour, ce sont des familles différentes qui accueillent les touristes afin de faire profiter tout le monde. C’est un système de roulement. Nous avons une chambre rudimentaire, sans électricité avec les toilettes dans une cabane au fond du jardin. Les deux belges sont logés dans la même famille que nous. Etant un peu en hauteur, nous dominons la baie. La vue de la maison est magnifique !

La femme qui nous accueille est plutôt réservée et nous n’arrivons pas trop à avoir de discussion avec elle. Tant pis, nous partageons nos histoires avec les deux belges, nous passerons beaucoup de temps à discuter mais aussi à rire de bon cœur ! La famille nous nourrit le midi, le soir et le lendemain matin. Amanda, la fille qui nous accueille nous a préparé une table sur la terrasse face au Titicaca. Le repas est composé d’une soupe, de légumes (patate, fèves…) et enfin d’un maté de coca (une infusion avec des feuilles de coca !). La quantité n’est pas à la mesure de notre appétit mais la qualité rattrape le coup. L’après-midi est tout organisé, Amanda nous montre le chemin pour monter aux ruines puis nous avons rendez-vous à 18h sur la mignonne place centrale pour voir un spectacle traditionnel. Les ruines sont vides de touristes ce qui rend la visite sympathique malgré quelques enfants réclamant légitimement de l’argent ! L’autodérision et le sens de l’humour constant des belges nous permet de blaguer sans cesse : c’est vraiment agréable. En haut des ruines, nous achetons une bière chacun (oui ce sont de belges !) . La bière à la main, le soleil couchant sur le Titicaca c’est SUBLIME. Bon le seul bémol est la horde de touristes arrivés 5 minutes avant le coucher du soleil…alors qu’on était seul ! Un groupe de musique péruvien est même là pour accompagner ce moment unique. Le rassemblement prévu à 18 heures est une fête traditionnelle. Nous pouvons admirer des danses typiques de l’île. Ce qui est rassurant, c’est que de nombreux péruviens sont venus assister à ce spectacle, ce n’est pas un attrape-touristes. Des hommes et des femmes déguisés avec des couleurs vives sur la place principale face à ce public enthousiaste. A la suite des danses, un grand feu est allumé au milieu de la place …l’ambiance locale est réellement palpable. 30 minutes plus tard, le spectacle est fini, nous partons tous les 4 à la recherche de notre hôte que nous finissons par retrouver. A la Maison, Amanda allume des bougies dans les chambres pour nous éclairer, cela donne un coté 18 ème siècle. Elle nous apporte le repas quasiment identique au midi mais a la lueur de la bougie, l’ambiance est tout autre ! Un petit repas encore une fois « fort » animé comme diraient les belges. A la fin du repas, Amanda entre avec des ponchos et une tenue traditionnelle pour Géraldine(la belge), nous sommes conviés à nous habiller en péruviens ! L’idée est plutôt sympa et le poncho permet de nous réchauffer face au froid qui sévit à cette altitude. Tout bien habillés, Amanda nous conduit dans la salle communale où gringos (les blancs) et péruviens se mélangent au rythme de la musique. Un groupe local est présent pour animer la soirée en jouant de la musique traditionnelle. Le retour à la lampe de poche est tout aussi folklorique. Nous avons réellement passé du bon temps sur cette île paradisiaque au milieu du lac Titicaca. L’impression de vivre avec le strict minimum permet de nous questionner sur l’intérêt de nos besoins futiles.
Publié à 04:08, le 12/08/2008, Puno Mots clefs :
La vallee sacree des incas! que bonito ! - Lundi 11 Aout
Notre programme de la journée est de visiter un maximum de ruines dans la vallées sacrée : la vallée des Incas. Le départ du train est prévu à 8h30, comme nous sommes très prévoyants, nous sommes à quai à 8 h ! Nous retrouvons les deux profs que nous avons rencontré la veille. On commence donc à papoter et nous remémorer les bon souvenirs de ce fameux Machu Picchu . Tout à coup, on se rend compte que nous ne sommes pas au bon endroit, la gare pour quitter Aguas Calientes est 500m plus loin …Aie, il est 8h25 ! D’un bon pas, nous rejoignons le Vrai quai, heureusement, le train était encore là, et surprise, nous sommes en première classe. Quel énorme décalage entre la population locale et la population de ce wagon ! C’en est choquant ! Chacun bien installé au fond de son siège inclinable, nous savourons les paysages changeant de cette vallée sacrée.Cette vallée part du Machu Picchu et s’étend jusqu’à Cusco qui se trouve à 130 kilomètres. Le train longe une magnifique rivière de couleur bleue. La rivière, les montagnes, le changement d’arbres bien vert aux herbes brunes, tout ce défilé rien que pour nous, quelle chance !
Evidemment les bais vitrées de la première classe nous donne un panorama somptueux à 360 ° ! Arrivés de nouveau à Ollantaytambo, nous descendons avec Hélène et Joëlle …mais on les perds très vite dans la foule de bus qui propose de partir sur Cusco. Cela donne à peu près cela : « Cusco », « Cusco », « Cusco », « Cusco », « Cusco », « Cusco » ! Nous prenons donc le chemin des immenses ruines incas de ce petit village. Ollantaytambo est le seul village d’Amérique du sud qui a gardé l’organisation des rues telle qu’elle l’était à la période inca. L’entrée du site est évidemment payante mais on ne la fait pas à des vieux loups comme nous. On passe par derrière et rentrons dans cette forteresse impressionnante et à ce moment-là, comme la plupart du temps on se fait arrêter : « sus bolletos por favor ». Hé bien nous n’en avons pas…Après une discussion sur la valeur du billet, il nous raccompagne à la sortie en nous faisant une visite guidée du site : Parfait ! La ballade s’avère plutôt corsée puisque nous transportons notre maison sur le dos .Une pause s’impose et la place centrale sera l’endroit idéal pour déjeuner longuement…Il faut dire que nous sommes tellement bien à l’ombre sur notre petite terrasse face à cette magnifique petite place vivante. De plus, le repas complet est à 4 euros ! Les ruines gigantesques surplombent la ville, ce qui nous permet de les admirer de notre bon siège. C’est quand même une excellente invention la chaise, bravo monsieur chaise. Suite aux conseils de la population locale, nous empruntons les collectivos et pour quelques soles (c’est la monnaie locale), nous continuons la traversée de la vallée sacrée aux grés de ces paysages changeants, de sa population aux habits multicolores et de sa misère omniprésente! Une fois dans un autre village chargé d’histoire inca, nous déposons nos sacs dans une auberge. Pisac regorge de superbes ruines intactes s’étendant sur des centaines de mètres. La seule contrainte est que ces vestiges quasi-parfaits sont à 1h de montée ! Mais après le Machu Picchu, c’est de la rigolade ! L’entrée payante n’est pas trop difficile à contourner puisque le garde à l’entrée nous dit …attendez 15 min le site ne sera plus surveillé ! Les ruines accrochées à la montagne sur plusieurs centaines de mètres wahou…Le coucher de soleil au milieu des montagnes colore le ciel d’un rose panthère. 
Le contre coup est direct, il se met à faire froid en quelques minutes ! Vu la chaleur on essaye de négocier un taxi pour redescendre, mais il est trop cher à notre goût…ce sera à pied. Une fois en bas, nous récupérons nos sacs et discutons avec l’aubergiste …pendant ce temps-là, mon camel bag (sac où l’on met de l’eau à l’intérieur et l’on boit un peu comme un biberon) était sorti et un petit garçon d’environ 2 ans était entrain d’essayer de boire en bavant dessus ! Je crois qu’une petite toilette s’impose ! Puis nous rentrons sur Cusco pour prendre la bus pour Puno ! Nous prenons exactement le même bus que Joëlle et Hélène que nous retrouvons à la gare routière. Elle sont très sympas et très communicatives, nous passons à chaque fois de bons moments à discuter avec elles .Un petit sandwich aux œufs cuits au micro-onde et nous voilà dans un bus assez confortable pour la nuit ! L’arrivée est prévue à 5h du matin !
Publié à 04:05, le 11/08/2008, Ollantaytambo Mots clefs :
Machu Picchu : UNIQUE! - Dimanche 10 Aout
Quand on parle du Pérou, on pense immédiatement au Machu Picchu ! Nous avons donc l’énorme privilège de nous lever en se disant : « aujourd’hui, nous visitons le Machu Picchu ». Mais il faut le mériter…Lorsque nous arrivons à 5 h à la gare, de nombreux touristes sont déjà présents. Le quai se vide peu à peu alors que le train se remplit de gens impatients. L’entrée dans le train est marqué par cet enthousiasme général. La fraîcheur matinale n’enlève rien à l’excitation de chacun. On ressent un peu une ambiance de grand événement, comparable à Noël ou à l’entrée d’un parc d’attraction. La lune éclaire l’intérieur du wagon laissé dans le noir par souci d’économie. Si la lune éclaire, c’est signe de beau temps ! Nous allons très vite déchanter . Au fur et à mesure du voyage, le jour se lève, les nuages se multiplient et finissent même par donner de la pluie. La déception des touristes est flagrante. Chacun reste fixer à la fenêtre en rêvant à une éclaircie soudaine. Le train s’arrête à Aguas Calientes, un petit village extrêmement touristique puisqu’il est à 8 km au pied du Machu Picchu. Il pleut encore…En 30 min, nous visitons plusieurs hôtels aux prix excessifs puis nous finissons par trouver un hôtel très rudimentaire pour une somme raisonnable. Nous déposons notre sac pour la journée, nous achetons notre billet pour rentrer au Machu Picchu puis nous entamons la monté sur le site. Au début de la montée, la pluie s’arrête, on se rassure en se disant que c’est déjà cela tout en voyant la brume envahissant tous les sommets. La végétation est complètement différente à Cusco. Une forêt touffue semi-tropicale recouvre la montagne de la vallée jusqu’aux sommets vertigineux. La montée est assez difficile mais surtout longue, imaginez monter un escalier à une allure rapide pendant 1 heure : cela ferait beaucoup d’étages .Par contre la récompense est en haut , nous avons une magnifique vue sur toute la vallée ! Mais le sommet est caché par les nuages ! Une fois le contrôle de billet passé nous entrons enfin sur le site ! Et la comme par magie, le ciel commence à se dégager peu à peu. Certes il reste encore quelques nuages. Le temps de s’asseoir et d’admirer les ruines pendant 2 heures sans se lasser, le soleil pointe le bout de son nez et nous offre une vue encore plus spectaculaire. Ce moment est GRANDIOSE ! 
Le Machu Picchu n’est pas une légende, il est incontournable. Apres ces deux heures, nous souhaitons monter au Wanay Picchu, la montagne derrière les ruines, celle qui est sur toutes les photos classiques. Par contre, seulement 400 personnes peuvent y monter par jour. A l’entrée, ils nous précisent que c’est impossible, que le chemin est déjà plein. Je sens le coup de bluff pour qu’il y ait moins de monde à monter. Et en effet, sur présentation du ticket d’entrée et une inscription de nos noms et prénoms, nous avons accès à cette montagne. Nous ne sommes pas au bout de nos peines, le chemin est très escarpé et le dénivelé est assez élevé sur une distance très courte. Autant dire que la montée est très très difficile surtout après être monté à pied jusqu’au site. Mais encore une fois, la vue du sommet est la récompense de nos efforts. La vue est encore plus plongeante sur la vallée et sur les ruines. Essoufflés, nous apprécions tout de même ce principe de : effort à réconfort. Nous sommes exténués par la montée et par l’altitude mais nous enchaînons tout de même un dernier chemin tout aussi difficile pour découvrir de nouvelles ruines. Ce tour nous prend 2 h alors que le guide du routard l’estime à 4 h. Il faut dire nous avons marché bien vite. Parfois, il faut escalader des rochers, monter des échelles, redescendre à un endroit puis remonter à un autre, une ballade magnifique mais épuisante.

De retour sur le site du Machu Picchu, le soleil illumine complètement ces impressionnantes ruines. La pluie du matin est totalement oubliée et a laissé place à une chaleur étouffante. Nous visitons à un rythme beaucoup plus doux, nous sommes fatigués et déshydratés. La rareté du lieu nous pousse quand même à traverser chaque partie de cette immense cité inca ! Une fois la visite terminée nous nous posons …j’entends 2 filles francophones parler, je dis à Yoann que je suis sur qu’elles sont profs. Bingo, j’entame la conversation et fini par savoir ce que je voulais : une instit belge et une future prof de physique française ! Nous discutons un bon moment et découvrons que nous prenons le même train demain matin. Nous les reverrons sûrement ! La descente à pied est aussi fatigante mais ce ne sont pas les même muscles qui travaillent. Une fois en bas, nous sommes vraiment épuisés. Une longue pose dans un café et à l’hôtel est la bienvenue ! Puis après une bonne douche froide, nous voilà reparti dans les rues de Aguas Calientes où nous mangerons et boirons afin de récupérer les forces laissées durant cette journée incroyable !
Publié à 04:02, le 10/08/2008, Machu Picchu Mots clefs :
Cusco : La Rome inca - samedi 9 aout
Nous arrivons à 5h30 à Cusco et il fait déjà jour, tant mieux, nous allons pouvoir profiter pleinement de la journée ! La journée commence tout de même mal, le chauffeur de taxi n’est pas honnête et nous donne un prix plus élevé que prévu. Suite à une négociation sévère, il repart tout de même avec un peu plus …enfoiré ! Le premier hôtel que nous choisissons est complet, le deuxième est plus cher qu’indiqué dans le routard, décidément, ce matin la poisse nous poursuit! Tant pis, nos sacs sont bien lourds, on prend tout de même la chambre à 10 euros au lieu de 6 (pour 2). Débarrassé, nous profitons de la ville au petit matin. Nous voilà une nouvelle fois depaysés, nous sommes au milieu de montagnes semi-arides de couleurs brunes. Cusco, située à 3400 m d’altitude est une ancienne cité Inca : « la Rome des Incas » .Elle est devenue une magnifique ville coloniale, c’est-à-dire un mélange d’une architecture espagnole du 15 ème siècle construite sur de nombreux vestiges incas. Le centre ville est en bas de la vallée mais la ville s’étend sur les flancs des montagnes environnantes.

C’est une ville où il fait bon vivre même à 6h du matin. Le calme au milieu de cette superbe ville classée également patrimoine mondial par l’Unesco nous satisfait. D’ailleurs, avec Yoann, nous sommes d’accord sur un point : Arequipa est une ville très sympa et très jolie, mais Cusco est tout de même dans la catégorie supérieure ! Nous avons quitté les couleurs blanches pour trouver les couleurs brunes. En effet, la montagne n’est pas la seule à porter fièrement ce joli ton, les maisons aussi sont co |